SUR LA MORT DE MARIE
Trajicit et fkU Uttora magnas Amor.
( PROPUtCB. )
Je songeais , assoupi de la nuit endormie, Qu'un sépulcre entr'ouvert s'apparaissait à moi : La mort gisait dedans toute pâle d'eiïroi ; Dessus était écrit : le tombeau de Marie.
Épouvanté du songe , en sursaut je >m'écrie : Amour est donc sujet à notre humaine loi ! Il a perdu son règne et le meilleur de soi. Puisque par une mort sa puissance est périe.
Je n'avais achevé, qu'au point du jour voici Un passant à ma porte adeulé < de souci, Qui de la triste mort m'annonça la nouvelle.
Prends courage, mon âme, il faut suivre sa fin *;
* Àdeulé : affligé; dn latin dolere, 'Du latin jfinU , but , destinée. ROKSARD. — T. I. 10
Je Tentends dans le ciel comme elle nous appelle : Mes pieds avec les siens ont fait même chemin.