POUR HÉLÈNE H
Ce siècle où tu naquis ne te connaît , Hélène ; S*il savait tes vertus , tu aurais en la main Un sceptre à commander dessus le genre humain , Et de ta majesté la terre serait pleine.
Mais luiy tout embourbé d'avarice vilaine , Qui met comme ignorant les vertus à dédain , Ne te connut jamais : je te connus soudain A ta voix qui n'était d'une personne humaine.
Ton esprit en parlant à moi se découvrit , Et cependant Amour l'entendement m'ouvrit, Pour te faire à mes yeux un miracle ' apparaître.
Te tiens Qe le sens bien) de la divinité, Puisque seul j'ai connu que peut ' ta déité. Et qu'un autre avant moi ne l'avait pu connaître.
1 Un mira^ : une merreiUe. ' çttê peut : m qaa peat.
(*) Hélène de Sargâres, d*ane ooble famiUe de Saiotonge, une des filles d*honnear de la reine mère CaUierioe de Médlcis et celle même que le podte Desportes célébra sons le nom de Cléonice.
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Cnielle, Q sufiSsaitde m'aToîr poudroyé % Outragé, terrassé, sans m'ôter l'espérance. Toujours du malheureux Tespoir est Tassuranoe L'amant sans espérance est un eorps foudroyé.
L'espoir Ta soulageant l'homme demi-noyé, L'eqx>ir au prisonnier repromet délivrance : Le pauvre par l'eqwir allège sa souffrance : Pandore ^ au genre humain a ce bien octroyé.
Ni d'yeux ni de semblant vous ne m'êtes cruelle. Mais par l'art cauteleux d'une voix qui me gèle. Vous m'ôtez l'espérance et dérobez mon jour.
p O douce tromperie aux dames coutumière ! c "^ I Qu^est-ce parler d'amour sans point faire l'amour,
' Sinon voir le soleil sans aimer sa lumière?
< Pcmdbnfi: mit ea pondre. de la botte de Paadore, d'oà s'éehap-
* * L'Efpérmaee resta féale aa flSmd péreat toat les maax do l'hanaaité.
Tant de fois s'appointer ^ tant de fois se fâcher, Tant de fois rompre ensemble, et puis se renouer*. Tantôt blâmer amour, et tantôt le louer. Tant de fois se fuir, tant de fois se chercher,
Tant de fois se montrer, tant de fois se cacher, Tantôt se mettre au joug , tantôt le secouer. Avouer sa promesse et la désavouer.
Sont signes que l'amour de près nous vient toucher.
4^' S'appoMer : t^MCGordec, * se renouer : se raccommoder.