POUB HÉLÈNE, LIT. II
Que couteaux , qui sans cesse environnent mon âme D'orages amoureux, de flanmies et de dards?
Cythère entrait au bain , et, te voyant près d'elle , Son ceste ' elle te baille afin de le garder. Ceinte de tant d'Amours, tu me vins regarder. Me tirant de tes yeux une flèche cruelle.
Muses , je suis navré ; ou ma plaie mortelle Guérissez , ou cessez de plus me commander. Je ne suis votre école* afin de demander Qui £adt la lune vieille ou qui la fait nouvelle -,
Je ne vous fais la cour,comme un homme ocieux^ , Pour apprendre de vous le mouvement des cieux , Que peut la grande éclispe^ ou que peut la petite,
Ou si Fortune ou Dieu ont fait cet Univers : Si je ne puis fléchir Hélène par mes vers. Cherchez autre écolierrDéesses,je vous quitte.
' Ce»<e .* ceinture. La celntnrede Vé- 'Ces vers sont traduits deTibnlIe, Bueonteaaitles Amours, les Jeax et lei ^ Ocleux : du latin, otiosus, qui a Bis. do loisir.
Conome un vieil combattant qui ne veut plus s'armer , Ayant le corps chargé de coups et de vieillesse , Regarde en s^ébattant Folympique jeunesse, Pleine d'un sang bouillant , aux joutes s'escrimer :
Ainsi je regardais du jeune dieu d'aimer. Dieu qui combat toujours par ruse et par finesse .
Les gaillards champions qui d'une chaude presse Se veulent en l'arène amoureuse enfermer :
Quand tu fis reverdir^mon écorce ridée De ta charmante voix, ainsi que fit Médée Par herbes et par jus le père de Jason > ,;
Je n'ai contre ton charme opposé ma défense : Toutefois je me deuls * de rentrer en enfance, Pour perdre tant de fois l'esprit et la raison.
' Fo^. Ovide, Metan,^ vif.
' Je ne deule : Je m'afflige ; da latin àolere.