A MONSIEUR DE VERDUN
Si j'avais un riche trésor.
Ou des vaisseaux eugravés ' d'or, Tableaux ou médaihes de cuivre, Ou ces joyaux qui font .passer
> Engravét : chargés ; da latin gravatus»
{*) M de Yerdan, secrétaire et conseiller da Roi.
Tant de mers pour les amasser, Où le jour se laisse revivre ■ ,
Je fen ferais un beau présent.
Mais quoi ! cela ne t'est plaisant :
Aux ridiesses tu ne t'amuses Qui ne font que nous étonner ; C'est pourquoi je te veux donner Le bien que m'ont donné les Muses.
Je sais que tu comptes assez De biens l'un sur l'autre amassés, Qui périssent comme fumée.
Ou comme un songe qui s'enfuit Du cerveau, sitôt que la nuit Au second sonune est consumée.
L'un, au matin, s'enfle en son bien, Qui au soleil couchant n'a rien, Par défaveur, ou par disgrâce, Ou par un changement commun.
Ou par l'envie de quelqu'un Qui ravit ce que l'autre amasse.
Mais les beaux vers ne changent pas, Qui durent contre le trépas.
Et en devançant les années.
Hautains de gloire et de bonheur Des hommes emportent l'honneur Dessus leurs courses empennées «.
Dis-moi, Verdun, qui penses-tu Qui ait déterré la vertu D'Hector, d'Achille et d'Alexandre^ Envoyé Bacchus dans les Cieux ,
' où le four en. laisse revivre : en * Empennées :aAlétê\ânlài\Bpennaf Ofienl. planie, aile.