‹ Choix de poésies de P. de RonsardChapitre 74 sur 85 · DU PREMIER LIVRE DE LA FRANCIÂDE · texte numérisé non relu

DU PREMIER LIVRE DE LA FRANCIÂDE

PAR AMAUIS JAMIN,

BBCRBTAIME DC LA GBAMBRB DU ROI. :

En ce laborieux oavrage de la Franciade , l'aotear s'est proposé la façon d'écrire des anciens , et surtout du divin Homère : et combitn qu'en ce premier livre il ait comme pas à pas imité Homère et Virgile, si est-ce que rembarquement de Fraocus est à Pimitation d'Apolloine Rliodien. Il ressemble à Tabeille, laquelle tire son profit de toutes fleurs pour en faire son miel : aussi, sans jurer en l'imitation d'im des anciens plus que des autres , il considère ce qui est en eux de meilleur, de quoi ilenricliit ( comme toujours il a été heureux ) notre langue française. Or, pour venir k ce premier livre , qui est comme le fondement et projet du reste du bâtiment, l'argument est tel: Après que Francus fut retourné du long voyage où son oncle Hélénln l'avait envoyé en diverses nations pour en apprendre les mœurs et façons, et par telle connaissance se rendre sage, rusé et pratique capitaine, ce qu'IIélénin avait fait ne voulant qu'il fût connu pour enfant d'Hector entre les Grecs, lesquels pensaient pour certain que Pyrche, fils d'Achille, Teut Cait mourir, le précipitant du faite d'une tour : Jupiter qui l'ayait sauvé du sac de Troie , et en lieu du corps vrai avait baillé une feinte de lui à ses ennemis, se ressouvenant du destin, pour lequel il l'avait garanti de si cruelle mort, et se repentant delà destruction de Troie, envoie Mercure , messagfer des dieux, vers Hélénin, oncle paternel dudit Francus , afin qu'il l'avertisse quelles sont les destinées deFraucion, son neveu, lequel depuis un an laissait énerver sa jeunesse d'oisiveté , sans souci de relever sus l'honneur de ses aïeux. Hélénin, après avoir oui le commandement de Jupiler ( aussi que sou esprit prophétique avait prévoyance des destins et présageait la grandeur de son neveu, (tis d'Hector) lui fit équiper quelque nombre de navires, dans lesquels il s'embarqua, laissant Buthrote, ville d'Epire , où il faisait sa demeure avec son oncle et sa

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mère Andromaque. Le poète loi donne une compagDîe d^bommes guerrière par anebelleetgeatiUe inventioa : car le jour du mandemeot de Jupiter tous les Troyens bannis étaient asBemblés par le congé des princes de la Grèce, desquels ils étaient esdayeSy pour chômer la fête de Cybèle leur déesse , tons équipés d'armes telles que soûlaient porter les Ck>rybantes et CorèteSy quand ils célébraient la ftte de U mère des dieu. Junon se cenrroooe, voyantqoe la gloire des Phrygiens s'eftorçait par bonne et future destinée de renouveler Troie, et de la faira refleurir. Cybèle et MarsbiTodsaient Francion , et lui enflamment le cœur du désir de louange et de Tertu. Hélénin luiesseigne sommainoMBt quel chemin il doit tenir sur la mer pour Tenir da Cièle à l'cmbooehure du Daaabe.

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