‹ Choix de poésiesChapitre 124 sur 130 · CAÏPHE · texte numérisé non relu

CAÏPHE

Prenons garde ! sauvons l'héritage divin !

ANNE

Le passé vous commande et l'avenir vous prie.

CA'ÏPHE.

Périsse un homme seul plutôt que la patrie!

ANNE

La mort d'un seul vaut mieux que le danger de tous.

Drame en cinq actes. Odéon, 1898. Fasquelle, éditeur.

LA COiNFESSION DE DON JUAN

(Acte IV, scène iir.)

UON JU.W, évanoui, après la vision de ses funérailles, rouvre les yeux il aperçoit le MAYOR et le reconnaît.

DON .lUAN.

Qui VOUS a fait entrer dans ma chambre, et pourquoi ?

LE MAYOR

Un homme a mis le feu dans un couvent. C'est toi.

Oui.

nON .U'AN.

LE MAYOR. poussant le verrou delà porte.

L'homme a détourné du cloître une novice.

DON JUAN DE MANAflA '2(i3

Elle est ici.

Don Juan ne répoud pas.

Je suis le chef du Saint-Office!

DON .ILAX, se levant.

Arrètez-moi.

LE MAYÛH .

Je viens vous sauver tous les deux.

D0.\ .IUA.\, retombant assis.

Trop tard I

LE MAYOR

Que la bonté du ciel ait pitié d'eux !

DON .JUAN

Il n'y a ni bonté ni pitié.

Dans quel youffre!...

— Don Juan, regarde-moi. Tu soufl'res?

DON .JLAN.

Oui, je souflfre.

LE MAYOR

Et tu voudrais ne plus soufTrir?

26 l DON JUAN DE MAXARA

DON JUAN

•le ]o voudrais.

Li: MAYOH.

N'ns-tu pas de remords, don Juan ?

DON JUA\, se levant du nouveau.

J'ai des regrets.

LE MAYOR

La justice infinie est la miséricorde : Implore le divin Sauveur, pour qu'il t'accorde Le pardon des forfaits.

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