‹ Choix de poésiesChapitre 126 sur 130 · LA CHANSON DE CIRCE · texte numérisé non relu

LA CHANSON DE CIRCE

Si quelqu'un souflre par la vie, Et las de la route suivie Tremble de fatigue ou d'elïVoi.

La misère humaine est la mienne :

S'il peine sans savoir vers quoi, (Juil vienne, qu'il vienne, qu'il vienne Jusqu'à moi.

Je n'ai ni blâmes ni colères, Je suis la voix des sources claires Et la sagesse des forêts ; La mémoire humaine est méchante ; Viens-t'en vers moi, toi qui pleurais ; J'enchante, j'enchante, j'enchante Les regrets.

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Je rajeunis les âmes mûres, En les berçant clans les murmures, En les baignant dans les couleurs ; La science humaine est mauvaise, Et je l'endors avec des fleurs :

J'apaise., j'apaise, j'apaise Les douleurs.

Je suis clémente et je délivre, Comme la mort, moi qui fais vivre.

Et tout le mal est aboli ; La pensée humaine est perverse.

Et sur le front qu'elle a pâli Je verse, je verse, je verse De l'oubli.

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