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CRI DU COQ

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La brume s'épaissit. Par minute, une goutte, Lourde, tombe des toits et claque sur les rocs. Un vague rayon blanc luit sur le fer des socs ; L'ombre rêve, immol)ile, et le silence écoute.

Soudain, vif, poignardant Je ciel, trouant la voûte, Un coq lance son cri d'acier : le cri des coqs Hépond, sonne et ressaute au loin de chocs en chocs. « Je ne dors pas ! » La nuit vibre et frissonne toute.

— Oubli, soir du malheur I Lame va s'assoupir... Mais qu'un chagrin nouveau nous arrache un soupir, Un seul, toute la vie en pleurs s'éveille et tremble!

Et l'on entend, du fond des vieux passés, là-bas. Stridentes, tour à tour, sans fin, sans nombre, ensemble, Les lointaines douleurs crier : « Je ne dors pas ! »

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