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LE CIRQUE

La chrétienne aux grandsyeiix, en robe de lin blanc, Ti-avei'se avec lenteur le cirque, et s'agenouille, Les bras en croix. Sur les gradins, le peuple grouille. Le taureau paraît, souffle, et s'arrête, meuglant.

Il voht la proie, et court : d'un coup de corne au flanc Il l'enlève. Le lin rougit. Le sol se mouille. Le fanon du taureau devient couleur de rouille Et les petits enfants regardent en tremblant.

Raide, immobile, et les jarrets tendus, la bête F^ouette l'air de sa queue et redresse la tète : La femme pend, pliée en deux, sur le cou noir.

Et la marée Immaine, alentour, gronde et houle, Roulant des fronts, lançant des bras, ivre de voir Saigner l'être qui pense autrement que la foule.

l'espoir nu MONDE 179

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