‹ Choix de poésiesChapitre 40 sur 81 · MÉPHISTOPHÉLÈS · texte numérisé non relu

MÉPHISTOPHÉLÈS

Monseigneur, je vous remercie, Je n'aime pas d'ailleurs avoir affaire aux morts ;

Pour eux toujours je suis dehors

La chair fraîche est ma seule envie Je suis comme le chat.

Le Seiokeub

C'est bien, tu peux agir ;

Entraîne-le dans ta chatière.

Ecarte cet esprit de sa source première

Mais, si tu perds, tu devras bien rougir Ea voyant qu'un mortel, parmi la foule obscure,

Peut discerner le droit chemin.

Méphistophéubs

Je ne crains rien pour ma gageure ; Mais, si je le séduis enfin, Ma victoire doit être entière, Et l'homme en question mangera la poussière. Comme le serpent mon cousin.

Le Seigneur

Va, mon fils, et remplis ta tâche.

C'est, de tous les démons, toi que je hais le moins ; L'activité de l'homme est sujette au relâche, Et, pour l'aiguillonner, j'ai besoin de tes soins. Pour vous, enfants du ciel, que ma gloire rassemble, Allez, dans son Etat, vous réjouir ensemble ; Dieu, qui vous a créés, toujours veus aimera

Célébrez donc dans vos pensées

Tant de merveilles entassées Dont sa bonté vous entoura.

(Le ciel se ferme, les archanges se séparent.)

Méphi stophélè s

Le vieux Père éternel est vraiment fort aimable, Et me reçoit avec douceur ; H est rare qu'un grand seigneur Traite si bien un pauvre diable.

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