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SCENE VII M. DEr'scouKT, SON Frère, le Sors-CHEF

Le Cadet Eh bien, tout esl flambé i Qu'en dites-vous, mon frèn ?

^I. Deutscourt

Quel déchet.

94 gérard de nerval

Le Sous-chef

Monseigneur est en grande colère , De son mauvais succès c'est à vous qu'il se prend.

M. Deutscourt

Et voilà ce que c'est que de servir un grand ! Qu'une vaste entreprise échoue ou réussisse, Nous en avons les coups et lui le bénéfice.

Le Sous-chef

Redoutez les effets de son premier courroux ; n sera moins terrible en pesant sur nous tous

M. Deutscourt Oui ; vous le dompterez toujours par la fanine.

Le Sous-chef

Très bien ; mais s'il allait supprimer la cuisice '

AL Deutscourt Non, non.

Le Sous-chef

Je l'aperçois... Où fuir ? où vtvB cacher ?

M. Deutscourt, dCun ton tragiue.

Dans les bureaux... Crois-tu qu'il m'y vieniB chercher ?.

LES DOCTRINAIRB

A V. Hugo

Oh ! le vingt-huit juillet, quand les couleus chéries*. Joyeuse.", voltigeaient sur les toits endormi;

MONSIKUH DKirrSCOUBT 95

Après que dans le Louvre et dans les Tuileries

On eut traqué les ennemis !

Le plus fort était fait : que cette nuit fut belle ! Près du retranchement par nos mains élevé, Combien nous étions fiers de faire sentinelle

En foulant le sol dépavé !

O nuit d'indépendance, et de gloire et de fête ! Hien au-dessus de nous ! pas un gouvernement

N'osait encor montrer la tête !

Comme on se sentait fort dans iin pareil moment !

Que de gloire, que d'espérance !

On était d'une taille immense,

Et l'on respirait largement.

Ce n'est pas la licence, hélas que je demande : Mais, si quelqu'un alors nous eût dit que bientôt Cette liberté-là, qui naissait toute grande,

On la remettrait au maillot!

Que des ministres rétrogrades.

Habitants de palais encore mal lavés Du pur sang de nos camarades.

Ne verraient dans les barricades Qu'un dérangement de pavés !

Ils n'étaient donc point là, ces hommes, qui peut-êtr»; Apôtres en secret d'un pouvoir détesté.

Ont en vain renié leur maître

Depuis que le coq a chanté !...

Ils n'ont point vu sous la mitraille Marcher les rangs vengeurs d'un peuple désarmé.

Au feu de l'ardente bataille

Leur oeil ne s'est point allumé !

C^iioi ! l'étranger, liant de tant do gloire vainc. De tant d'espoir anéanti.

Quand on lui parlera de la grande semaine,

Dirait : « Vous en avez menti ! »

Le tout à cause d'eux ! au point où nous en sommes,

Du despotisme encore ?... Oh non !

A bas ! à bas, les petits hommes !

Nous avons vu Napoléon !

Petits ! — Tu l'as bien dit, Victor, lorsque du Corse

Ta voix leur évoquait le spectre redouté.

Montrant qu'il n'est donné qu'aux hommes de sa force

De violer la Liberté !

C'est le dernier ! on peut prédire

Que jamais nul pouvoir humain Ne saïu-a remuer ce globe de l'Empire

Qu'il emprisonnait dans sa n.ain !

Et, quand tout sera fait, que la France indignée Aura bien secoué les toiles d'araignée

Que des fous veulent tendre encoi.

Ne nous le chante x^lus, Victor, Lui, que nous aimons tant, hélas ! malgré des crimes Qui sont, par une vaine et froide majesté. D'avoir répudié deux épouses sublimes,

Joséphine et la Liberté !

Mais chante-nous un hymme universel, immense. Qui par France, Belgique et Castille commence... Hymme national pour toute nation !

Que seule à celui-là la Liberté t'inspire !...

Que chaque révolution

Tende une corde de ta lyie !

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