‹ Choix de poésiesChapitre 12 sur 55 · COMPLAINTE DE LA BONNE DEFUNTE · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DE LA BONNE DEFUNTE

Elle fuyait par l'avenue ;

Je la suivais illuminé,

Ses yeux disaient : « J'ai deviné

Hélas ! que tu m'as reconnue ! »

Je la suivais illuminé !

Jeux désolés, bouche ingénue, Pourquoi l'avais-je reconnue.

Elle, loyal rêve mort-né ?

Jeux trop mûrs, mais bouche ingénue Oeillet blanc, d'azur trop veiné ; Oh ! oui, rien qu'un rêve mort-né.

Car, défunte elle est devenue.

Gis, œillet, d'azur trop veiné,

La vie humaine continue

Sans toi, défunte devenue.

— Oh ! je rentrerai sans dîner !

Vrai, je ne l'ai jamais connue.

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