‹ Choix de poésies;Chapitre 33 sur 78 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

Et j'ai revu l'enfant unique : il m'a semblé Que s'ouvrait dans mon cœur la dernière blessure, Celle dont la douleur plus exquise m'assure D'une mort désirable en un jour consolé.

La bonne flèche aiguë et sa fraîcheur qui dure!

En ces instants choisis elles ont éveillé

Les rêves un peu lourds du scrupule ennuyé,

Et tout mon sang chrétien chanta la chanson pure.

J'entends encor, je vois encor! Loi du devoir

Si douce! Enfin, je sais ce qu'est entendre et voir,

rl'entends, je vois toujours! Voix des bonnes pensées

Innocence, avenir! Sage et silencieux,

Oue je vais vous aimer, vous un instant pressées,

Belles petites mains qui fermerez nos yeux!

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