XII AVERTISSEMENT DE L'EDITEUR
d'(^tre minutieux, et les détails mêmes ont quelquefois de l'importance. Il en est d'autres où la correction portait sur la liaison des idées et sur la suite du développement.
Que faut-il faire des passages que Bossuet écrit après coup sur la marge, au bas des pages, entre les lignes, sur des feuillets intercalés, et souvent sans aucun signe de renvoi ? Alors même que des renvois explicites nous font connaître plus clairement l'intention de l'orateur, quel est le caractère de ces fragments et comment doivent-ils être insérés dans le texte? Y prennent-ils leur place tout simplement entre deux phrases, sans faire double emploi, sans rompre l'enchaînement du discours? ou remplacent-ils quelque partie de la rédaction primitive que Bossuet a négligé d'effacer ? Autant de problèmes, souvent très-délicats, et quelquefois même impossiblv^s à résoudre. J'y ai trouvé la principale difficulté, mais aussi, je dois le dire, le principal intérêt de mes recherches ; sur ce point, il me sera permis de croire que je me suis trompé moins souvent que mes devanciers, et que ce commerce assidu avec Bossuet m'a fait entrer plus avant dans les secrètes habitudes de son travail et dans le tour propre de son esprit.
On verra que, môme dans les discours où M. Lâchai avait signalé et corrigé en partie les interpolations de D. DéforisJ'en ai relevéplusieursquilui avaient échappé, et qui ne sont pas sans importance. Ainsi dans les sermons sur la Loi de Dieu, sur r Éminente dignité despauvres, sur les Démolis, pour la Purification de la Sainte Vierge, sur r Impénitence finale.
J'ai fait plus pour le sermon sur V Ambition, où les éditeurs avaient confondu troisrédactions différentes, dont la