AVERTISSEMENT DE L'EDITEUR. XIII
première et la troisième n'auront pris une forme que dans cette édition. Je puis dire qu'on y lira également pourlapremière fois les sermons 5wr la Haine de la Vérité^ pour lesquels on avait, par une méprise très-étrange, mêlé un premier brouillon avec une rédaction définitive, et noué ensemble le commencement de chacun de ces deux discours avec la fin de l'autre .
Une difficulté très-grande aussi dans certains cas, c'est de savoir ce qu'on doit faire des passages que Bossuet a soulignés en relisant son manuscrit. Il est évident que Bossuet se propose d'y revenir, mais à quel titre et de quelle façon? Son dessein n'est pas toujours le même : tantôt il signale à sa propre attention ce qui est bon, ce qu'il pourra bien redire en chaire sans y rien changer ; souvent, au contraire, il note en passant les parties de son discours qu'il lui paraissait nécessaire ou de sacrifier dans leur ensemble, ou de reprendre dans les détails. Il y faut regarder de près pour démêler sûrement l'intention de l'orateur, et réfléchir avant d'affirmer que les passages soulignés sont des passages que Bossuet condamne. Pour ceux qu'il condamne en effet, la règle devrait être de les supprimer. Malheureusement cela n'est pas toujours possible ; la suppression romprait le sens ; et alors on est réduit à deviner pourquoi Bossuet désapprouve ce qu^l avait écrit, sans pouvoir y substituer la rédaction nouvelle qu'il aura improvisée en chaire, mais qu'il n'a pas pris le temps de jeter sur le papier.
Il m'est resté quelquefois des doutes sur la décision que j'avais prise, mais j'en avertis le lecteur, et si l'exemple en vaut la peine, j'entre dans quelques détails sur la raison de mon embarras. Je me suis interdit absolument