‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 120 sur 460 · Déf. Vers. : de tous les remèdes · texte numérisé non relu

Déf. Vers. : de tous les remèdes

la cause de la Providence et ^ fortifier le juste souffrant; où, après avoir épuisé toutes ses sentences pompeuses et tous ses raisonnements magnifiques, enfin il introduit Dieu parlant en ces termes au juste et à l'homme de bien affligé: « Que veux-tu que je fasse? dit-il ; je n'ai pu te « retirer de ces maux, mais j'ai armé ton courage contre « toutes choses : » Quia non poteram vos istis subducere, animos vestros adversus omnia armavP. Je n'ai pu: quelle parole à un Dieu ! Est-ce donc une nécessité absolue qu'on ne puisse prendre le parti delà Providence divine, sans combattre ouvertement sa toute-puissance? C'est ainsi que réussit la philosophie quand elle se mêle de faire parler cette majesté souveraine, et de pénétrer ses secrets. Allons, fidèles, à Jésus-Christ, allons à la véritable sagesse; écoutons parler notre Dieu dans sa langue naturelle, je veux dire dans les oracles de son Écriture; cherchons aux innocents affligés des consolations plus solides dans l'évangile de cette journée. Mais, afin de procéder avec ordre, réduisons nos raisonnements à trois chefs tirés des paroles du Sauveur des âmes, que j'ai alléguées pour mon iQ\iQ. « Le monde, dit-il, se réjouira, et vous, « ô justes, vous serez tristes, mais votre tristesse sera « changée en joie. » Le monde se réjouira; mais ce sera certainement d'une joie telle que le monde la peut avoir, trompeuse, inconstante et imaginaire, parce qu'il est écrit « que le monde passe^. » Mundus autem gaudebit. « Vous, « ô justes, vous serez tristes ; » mais c'est votre Médecin qui vous parle ainsi, et qui vous prépare cette amertume : et^doncelle vous sera salutaire, vos autem contris-

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