De Pœnit., no
au-dessus de tous les malheurs de la vie. Et quel est ce secours qu'il vous donne ? c'est une espérance assurée que la joie de l'immortalité bienheureuse suivra de près vos afflictions. Or il n'est rien déplus solide (a) que cette espérance, appuyée sur la [b) parole qui porte le monde, et si évidemment attestée par toute la suite de notre évangile. Attestée, premièrement, par la joie du siècle : car si Dieu donne de la joie à ses ennemis, songez à ce qu'il prépare à ses serviteurs; si tel est le contentement des captifs, quelle sera la félicité des enfants? Attestée, en second lieu, par la tristesse des justes : car si tel est le plaisir de Dieu [c), que durant tout le cours de la vie présente la vertu soit toujours aux mains avec tant de maux qui l'attaquent; si, d'ailleurs, selon la règle immuable de la véritable sagesse, la guerre se fait pour avoir la paix, donc cette vertu, qu'on met à l'épreuve, enfin un jour se verra paisible, et ce Dieu qui l'a fait combattre lui donnera un jour la paix assurée. Et si nous apprenons de saint Paul ^ {d), que « la soufl'rance produit € l'épreuve ; » si lorsque le capitaine éprouve un soldat, c'est qu'il lui destine quelque bel emploi : console-toi, 6 juste souffrant I puisque Dieu t'éprouve par la patience, c'est une marque qu'il veut t'élever, et tu dois mesurer ta grandeur future par la difficulté de l'épreuve. Et c'est pourquoi l'Apôtre, ayant dit que la souffrance produit l'épreuve, il ajoute aussitôt après que « l'épreuve produit « l'espérance^. »
Mais quelle parole pourrait exprimer quelle est la force de cette espérance ? C'est elle qui nous fait trouver un
Var. (a) De mieux élabli. — (^) CeUe. — (c) Si c'est une maxime établie. — (d) Du divin apôtre.