P]d. : pensée
2. Voyez, à la .-uite du discours {complément des variantes, A) des fraiMTicnls d'une première rédaction de ceUe partie du discours. Pour le Icxle, il faul prendre les feuillels intercalés 380-382.
qu'il y a cette différence entre la Synagogue et l'Église, que Dieu a promis à la Synagogue des bénédictions temporelles, au lieu que, comme dit le divin Psalmiste, « toute la gloire de la sainte Église est cacliée et inté- « rieure : » Omnis gloria ejus filiœ régis ab intus'^. « Dieu « te donne, disait ïsaac à son fils Jacob ^, la rosée du ciel « et la graisse de la terre ! » C'est la bénédiction de la Synagogue. Et qui ne sait que, dans les Écritures anciennes, Dieu ne promet à ses serviteurs que de prolonger leurs jours, que d'enrichir leurs familles, que de multiplier leurs troupeaux, que de bénir leurs terres et leurs ^ héritages ? Selon ces promesses, messieurs, il est bien aisé de comprendre que, les richesses et l'abondance étant le partage delà Synagogue; dans sa propre institution elle devait avoir des hommes puissants et des maisons opulentes. Mais il n'en est pas ainsi de l'Église : dans les promesses de l'Évangile, il ne se parle plus des biens temporels, par lesquels Ton attirait ces grossiers ou l'on amusait ces enfants. Jésus-Christ a substitué en leur place les afflictions et les croix; et, par ce merveilleux changement, les derniers sont devenus les premiers, et les premiers sont devenus les derniers [o] ; parce que les riches, qui étaient les premiers dans la Synagogue, n'ont plus aucun rang dans l'Église, et que les pauvres et les indigents sont ses véritables citoyens.
Quoique ces différentes conduites de Dieu dans l'ancienne et dans la nouvelle alliance soient fondées sur de grandes raisons, qu'il serait trop long de rapporter, nous en pouvons dire ce mot en passant : que dans le vieux
Var. (a) Renvoyés dans les derniers.