‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 165 sur 460 · Ms. : les · texte numérisé non relu

Ms. : les

Testament Dieu se plaisant à se faire voir avec un appareil majestueux, il était convenable que la Synagogue, son épouse, eût des marques de grandeur extérieure : et au contraire que dans le nouveau, dans lequel Dieu a caché toute sa puissance sous une forme servile, l'Église, son corps mystique, devait être une image de sa bassesse, et porter sur elle la marque (a) de son anéantissement volontaire. Et n'est-ce pas pour cela, mes frères, que ce même Dieu humilié, voulant, dit-il, « remplir sa mai- « son, » ut impleatur domus mea ', ordonne à ses serviteurs de lui aller chercher tous les misérables? Voyez comme il en fait lui-même le dénombrement : « Allez- « vous-en, dit-il, dans les coins des rues, Fxi cito, et « amenez-moi promptement, «qui?» les pauvres et les in- « firmes : « qui encore? » les aveugles et les impotents : » Pau pères ac débiles^ cœcos et claudos introduc hue ^. C'est de quoi il prétend remplir sa maison: il n'y veut rien voir qui ne soit faible, parce qu'il n'y veut rien voir qui n'y porte son caractère, c'est-à-dire, la croix et l'infirmité. Donc l'Église de Jésus-Christ est véritablement la ville des pauvres. Les riches, je ne crains point de le dire, en cette qualité de riches, car il faut parler correctement, étant de la suite du monde, étant, pour ainsi dire, marqués à son coin, n'y sont soufferts (jue par tolérance; et c'est aux pauvres et aux indigents, qui portent la marque du Fils de Dieu, qu'il appartient proprement d'y être reçus. C'est pourquoi le divin Psalmiste les appelle « les <( pauvres de Dieu : » pauperes tuos ^. Pour(iuoi les pauvres (le Dieu ? il les nomme ainsi en esprit, parce que {b)

Var. (o) El porter le caraclère. — {b) Paiee qu'il les adopte.

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