‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 201 sur 460 · Ed. : le dérèglement · texte numérisé non relu

Ed. : le dérèglement

4. Ms. : etc. Curiosité. Toute cette fin n'est qu'une esquisse. On trouve encore au bas de la page cette note (Déf., p, 101) : « Il sembiij qu'il soit grossier : Jette-loi de hqut h bas, adore-moi, je te donnerai tous Jes royaumes. Transporté extraordinaircinent : vraisemblable qu'il serait soutenu de même, que celui qui pouvait en un moment melfro tQu(ç8 le9 moparchies devant les yeux, pouvait aqaei les dpnner< Fuis-

Sanctifions le jeûne par l'oraison; puritiôns l'oraison par le jeûne. L'oraison est plus pure qui vient d'un corps exténué et d'une âme dégoûtée des plaisirs sensibles.

Assez de bals^ assez de danses, assez de jeux, assez de folies. Donnons place à des voluptés et plus chastes et plus sérieuses. Voici, mes frères, une grande joie ^ que Dieu nous donne pour ce carême. Cette lille du ciel ne levait point être accueillie par une joie dissolue : il faut une joie digne de la paix, qui soit répandue en nos cœurs par l'esprit pacifique.

Qui ne voit la main de Dieu dans cet ouvrage (a)? Que notre grande reine ^ ait travaillé à la paix de toute sa force, quoique ce soit une action toute divine, j'avoue que je ne m'en étonne pas : car que lui pouvait inspirer cette tendre piété qui l'embrase, et cet esprit pacifique dont elle est remplie? Nous savons, nous savons, il y a longtemps, [qu'Jelle a toujours imité Dieu, dont elle porte sur le front le caractère ; elle a toujours pensé des pensées de paix. Mais n'y a-t-il pas sujet d'admirer de voir* notre jeune monarque^, toujours auguste, s'arrêter au milieu de ses victoires, donner des bornes à son courage,

Var. (a) C'est un coup Je la main de Dieu,

sance sur le corps et le mouvement, sur l'imagination et l'esprit : combien plus sur les humeurs !

1. Ms., f. 61-G2, in-4. Cette péroraison a été écrite à la dernière heure sur une feuille détachée. Le discours préparé d'avance se terminait d'abord ainsi : « Ainsi nous serons terribles au diable, nous ver- « rons cet ancien ennemi copsumer sa rage par de vains efforts; et, « au lieu de succomber aux attaques de tous ces esprits dévoyés, nous « irons remplir dans le ciel les places que leur désertion a laissées va- « cantes. C'est le bonheur que je vous souhaite, au nom [du Père, et « du Fils, et du Saint-Esprit.] Amen. »

2. La paix signée aux Pyrénées le 7 novembre 1659, promulguée à Paris le samedi 14 février 1660.

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