‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 281 sur 460 · Déf., Vers. ; car rious · texte numérisé non relu

Déf., Vers. ; car rious

4. Ms. : des femmes mondaines. Toute la plirase porte des traces de riiésitation de Bossuet entre le singulier et le pluriel.

toujours beaucoup de laideur , elle s'avise d'un autre moyen : elle se plâtre, elle se farde, elle se déguise, elle se donne de fausses couleurs; elle se pare, dit saint Ambroise, d'une bonne grâce achetée^; et laisse jouir son orgueil (û)^ du spectacle d'une beauté imaginaire.

C'est à peu près ce que nous faisons : lorsque^ nous courons après nos désirs, notre âme se défigure et perd toute sa beauté; si en cet état déplorable nous nous présentons quelquefois à cette règle de vérité écrite en nos cœurs, notre difformité nous étonne, elle fait horreur à nos yeux, nous nous plaignons de la règle. — Ces lois austères^ dont on nous effraye, ne sont pas les lois de l'Évangile; elles ne sont pas si fâcheuses ni si ennemies de l'humanité^ Cette loi* de la dilection des ennemis, cette sévérité de la pénitence et de la mortification chrétienne, ce précepte terrible du détachement du monde, de ses vanités et de ses pompes, ne se doit pas prendre au pied de la lettre; tout cela tient plus du conseil que du commandement absolu. — Nous éloignons ces dures maximes, et nous mettons à leur place, ainsi qu'une glace flatteuse, les maximes d'une piété accommodante.

Mais, chrétiens, il est mal aisé de détruire tout à fait

Var. (a) Et se repaît — sa vanité — et laisse jouir sa vanité..

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