IV AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
jour, je m'étais fait une règle de m'assurer, même pour une citation faite en chaire, de la fldélité du texte imprimé. Les résultats très-divers de ces épreuves souvent répétées m'avaient'habitué à peser exactement, surchacun des points en litige, le pour et le contre ; c'est ainsi que j'ai pu, dans un livre où j'essayais de retracer l'histoire très-peu connue des sermons de Bossuet \ faire sans aucune passion la part de chaque éditeur, remettre en lumière quelques-uns des titres de D. Déforis à la reconnaissance publique, dire en quoi l'édition de M. Lâchât vaut mieux que la sienne et que toutes les autres, mais avertir en même temps des défauts plus ou moins graves qui malheureusement ne permettaient pas de la considérer comme une édition définitive.
L'intérêt des études classiques exigeait pourtant qu'on eût le plus tôt possible entre les mains, pour quelques sermons d'abord, sinon pour tous, un texte authentique; et c'est le motif qui m'a déterminé à faire imprimer ceux que j'avais collalionnés un à un pour mon propre usage. Mais j'ai pensé qu'il serait utile de saisir cette occasion pour en finir avec les incertitudes semées par la contradiction des témoignages et pour faire nettement comprendre à tout le monde de quoi il s'agit, quelle était la tâche à remplir, ce qui est fait, ce qu'il reste à faire.
De là un nouveau travail, minutieux, aride, qui ne sera pas sans quelque ennui, même pour les lecteurs; car il se résume en un millier de notes très-sèches, qui devaient donner à plusieurs endroits de ce livre un air de pédantisme scolastique. J'en demande pardon aux dé-
1. Voy. ï Introduction placée en têle de mes Etudes critiques sur les sermons de la jeunesse de Bossuet. Paris, Didier, 1866, in-8.