AVERTISSEMENT DE L'EDITEUR. V
licats : ce n'est pas pour eux que j'ai pris soin d'indiquer toutes les différences de mon texte avec le texte de Déforis ou celui des éditeurs de Versailles, ou celui de M. Lâchât, de multiplier les variantes et les renvois au manuscrit. Qu'ils détournent les yeux de ces détails, rebutants de leur nature, je le sais, mais indispensables pour cette fois, comme ces restes d'échafaudages que l'œil est impatient de voir disparaître, mais qui ont fait la solidité de l'édifice. Il suffira de parcourir avec un peu d'attention le bas des pages pour se faire une conviction : ce n'est plus tel ou tel critique qui porte son jugement sur les éditeurs des sermons de Bossuet; ce sont les faits mêmes qui les accusent ou qui les défendent, et j'ai mis chacun en mesure de prononcer sur leur compte et sur le mien sans trop d'efforts et en pleine connaissance de cause.
Faisons d'abord amende honorable à Dom Déforis. Et je ne parlerai point ici de sa vie, ni de sa mort ; je n'insisterai même pas sur ce qu'il y avait d'injuste à triompher des moindres fautes où a pu tomber celui qui a tiré de l'oubli deux cents discours de Bossuet, égarés, perdus de vue et menacés d'une destruction prochaine. Ne tenons plus aucun compte de ces circonstances faites pour désarmer les sévérités de la critique, écartons toute prévention favorable : il s'agit uniquement d'apprécier la méthode suivie par l'éditeur des sermons et les mérites de son travail.
Les torts de Déforis sauteront aux yeux : ils sont trèsgraves; dirai-je qu'ils sont nombreux? A vraiment parler, c'est toujours le même. Il n'ose pas imprimer toutes les redites qui lui sont venues entre les mains, et pour-