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.3. Déf. , Ver^. : noire inclinalion la plus inhércuie^ 4. Htb., II, 15.
Voi(ii, messieurs, un grand mystère, voici une conduite surprenante, et un ordre de médecine bien nouveau : pour nous guérir de la crainte de la mort, on fait mourir notre médecin. Cette méthode paraît sans raison; mais si nous savons entendre (a) l'état du malade et la nature de la maladie, nous verrons que c'était le remède propre et, s'il m'est permis de parler ainsi, le spécifique infaillible.
Donc, mes frères, notre maladie, c'est que nous redoutons tellement la mort, que nous la craignons même plus que le péché; ou plutôt que nous aimons le péché, pendant que nous avons la mort en horreur. Voilà, dit saint Augustin ', un désordre étrange, un extrême dérèglement, que nous courions au péché que nous pouvons fuir si nous le voulons, et que nous travaillions avec tant de soin d'échapper des mains de la mort dont les coups {b) sont inévitables-.
Et toutefois, chrétiens, si nous savons pénétrer les choses, cette mort, qui nous parait si cruelle, suffira pour nous faire entendre' combien le péché est plus redoutable. Car si c'est un si grand malheur que le corps ait perdu son âme, combien plus que l'âme ait perdu son Dieul et si nos sens sont saisis d'horreur en voyant ce corps abattu par terre, sans force et sans mouvement, combien est-il plus horrible de contempler l'âme raisonnable, cadavre spirituel et tombeau vivant d'elle-même, qui, étant séparée de Dieu par le péché, n'a plus de vie ni de sentiment que pour rendre sa mort éternelle î
Var. (a) Comprendre. — Si nous réputons. — (b) Atteintes.