Reg., xv
S88 SUR L'IMPENITENCE FINALE.
ne soient que sur la bouche ou sur le visage, ou dans la fantaisie alarmée, et non dans la conscience. — Mais il fait de si beaux actes de détachement. — Mais je crains qu'il ne soient forcés; je crains qu'ils ne soient dictés par l'attache même. — Mais il déteste tous ses péchés. — Mais c'est peut-être qu'il est condamné à faire amende honorable avant que d'être traîné au dernier supplice. — Mais pourquoi faites-vous un si mauvais jugement? — Parce que ayant commencé trop tard ^ l'œuvre de son détachement total, le temps lui a manqué pour accomphrune telle affaire^.
SECOND POINT
J'entends dire tous les jours aux hommes du monde qu'ils ne peuvent trouver de loisir; toutes les heures s'écoulent trop vite, toutes les journées finissent trop tôt; et dans ce mouvement éternel, la grande affaire du salut, qui est toujours celle qu'on remet, ne manque jamais (a) de tomber tout entière au temps (b) de la mort, avec tout ce qu'elle a de plus épineux.
Je trouve deux causes de cet embarras: premièrement nos prétentions, secondement notre inquiétude. Les prétentions nous engagent et nous amusent jusqu'au dernier jour : cependant notre inquiétude, c'est-à-dire l'impatience d'une humeur active (c) etremuante^ est si
Var. (û) Pas. — {b) Au jour. — (c) Vague.