‹ Choix de sermons de la jeunesse de BossuetChapitre 37 sur 460 · Philipp., m · texte numérisé non relu

Philipp., m

3. Indication rétablie par M. Lacliat. Elle devait l'être. 4 Joan., m, 17.

5. Ibid.^ V, 22. Bossuet a d'abord écrit : es mains de son Fils.

apôtres n'ont-ils pas prêché par toute la terre, après son ascension triomphante, que « Dieu l'avait établi juge des vivants et des morts^ ?» « Néanmoins, dit-il % je ne suis pas envoyé pour juger le monde... Tout le pouvoir de mon ambassade ne consiste qu'en une négociation de paix : et plût à Dieu que les hommes ingrats eussent voulu recevoir l'éternelle miséricorde que je leur étais venu présenter ! Je ne paraissais sur la terre que pour leur bien faire; mais leur malice a contraint mon Père d'attacher la qualité de juge à ma première commission. » Ainsi sa première qualité est celle de sauveur; celle de juge est, pour ainsi dire, accessoire, et d'autant [qu'il] ne l'a acceptée que comme à regret, y étant obligé par les ordres exprès de son Père : de là vient qu'il en a réservé l'exercice à la lin des siècles; et [en] attendant^, il reçoit miséricordieusement tous ceux qui viennent à lui; il s'offre de bon cœur à eux, pour être leur intercesseur auprès de son Père. Enfin telle est sa charge, et telle sa fonction : il n'est envoyé que pour faire miséricorde.

Et à ce propos, il me souvient d'un petit mot de saint Pierre, par lequel il dépeint fort bien le Sauveur à Cornélius* (aux Ac^es, X) : « Jésus de Nazareth, dit-il, homme « approuvé de Dieu, qui passait bienfaisant et guéris- « sant tous les oppressés : » Pertransiit benefaciendo^ et sanando omnes oppressas a diabolo *. 0 Dieu f les belles paroles, et bien dignes de mon Sauveur I La folle éloquence du siècle, quand elle veut élever quelque valeureux capitaine, dit qu'il a parcouru les provinces moins par

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