Ed. : avant de
3. Ed. : Où je ne puis assez admirer l'ordre merveilleux de sa sagesse, en ce que, la félicité étant composée de deux choses, la bonne volonté et la puissance, il les donne l'une et Vautre à ses serviteurs, mais il les donne chacune en son temps. Si nous voulons ce qu'il faut dans la vie présente^ nous pourrons tout ce que nous voudrons dans la vie future. Le premier est notre exercice. Vautre sera notre récompense. Que désirons-nous davantage? Dieu ne nous envie pas la puissance, mais il a voulu garder Vordre, qui demande que la justice marche la première : « Non quod potentia... fugienda su, sed ordo servandus est, quo prior est iustitia. n Réglons donc notre volonté par V amour de la justice, et il nous couronnera en son temps par la communication de son pouvoir. Si nous donnons ce moment de la vie présente à composer nos mœurs, il donnera l'éternité tout entière à contenter nos désirs. — Passage marqué d'un trait à la marge : Bossuet sentait le besoin d'abréger cette partie du développen>ent ; il en reportait les dernières lignes dans une correction de la page suivante que les éditeurs n'ont pas reproduite,