I Cor., VII
et que trouverez-vous sur la terre qui ait assez de force et de dignité pour soutenir le nom de puissance ? Ouvrez les yeux, pénétrez l'écorce; la plus grande puissance du monde ne peut s'étendre plus loin que d'ôter la vie à un homme : est-ce donc un si grand eftbrt que de faire mourir un mortel, que de hâter de quelques moments le cours d'une vie qui se précipite d'elle-même ?Ne croyez donc pas, chrétiens, qu'on puisse jamais trouver du pouvoir où règne la mortalité. Nam quanta potentia potest esse mortalium ? Et^ ainsi, dit saint Augustin (c'est une sage providence) le partage des hommes mortels, c'est d'observer la justice; la puissance leur sera donnée au séjour d'immortalité («) : Teneant mortales justitiam, potentia immortalibus dabitur^.
Aspirons, messieurs, à cette puissance: si nous sentons d'une foi vive que nous sommes étrangers sur la terre, nous ne désirerons pas avec ambition de gouverner où nous n'avons qu'un lieu de passage [by . Que demandons-nous'^ davantage? Si nous voulons ce qu'il faut dans la vie présente, nous pourrons tout ce que nous voudrons dans la vie future. Réglons notre volonté par l'amour de la justice. Dieu nous couronnera en un temps par la
Var. (a) Quand ils seront immortels. — (6) Que le passage.