M Parai., xxiii
3. Ibid.., xvii, o, 6. Les Bénédiclins ajoutent cette traduction : « [Il se trouva comblé d'une infinité de richesses ci d'une irès-grur.de gloire y et son cœur fut rempli de force et de zèle pour l'observation des préceptes du Seiijneur,] »
beau dessein, il avait un soin particulier de choisir entre les lévites et les ministres de Dieu ceux qui étaient les mieux versés dans sa sainte loi, qu'il envoyait dans les villes afin que le peuple fût instruit : Çircuibant cunctas urbes Juda^ et erudiebant populum'^. Et ce n'est pas sans raison que les anciens conciles de l'Église gallicane^ ont souvent proposé à nos rois l'exemple de ce grand monarque, dont la conduite fut suivie d'une bénédiction de Dieu toute manifeste. Car écoutez ce que dit l'Écriture sainte : « Josaphat marchant ainsi dans les voies de Dieu, « il le rendit redoutable à tous ses voisins. » Itaqiœ factv.s est pavor Domini super omnia régna terrarum^ quœ erant per gyrum Juda^. Et ce prince s'agrandissait tous les jours, parce que Dieu était avec lui; tant il est vrai que Dieu prend plaisir à protéger la puissance qui lui rend hommage, et qu'il est le rempart de ceux qui le servent. Le second soin du roi Josaphat et le second moyen dont il se servait pour sanctifier la grandeur, fut de pourvoir avec vigilance à l'administration de la justice. « Il « établit des juges, dit l'Écriture, dans les villes de Ju- « dée ; » et les appelant à lui, il leur prescrivait lui-même en ces termes de quelle manière ils devaient agir : « Pre- « nez garde, leur disait-il, à votre conduite; car ce n'est « point la justice des hommes, mais la justice de Dieu que « vous exercez, et tout ce que vous jugerez, vous en serez « responsables; ayez toujours devant les yeux la crainte « de Dieu, faites tout avec diligence; songez que le Sei- « gneur notre Dieu déteste l'iniquité, qu'il ne regarde « point les personnes et ne se laisse point corrompre par « les présents*. » Yous donc qui jugerez en son nom par