I Cor.. VII
6. Ps., xxxviii, 6. Déf. Vers. : Je suis emporté si rapidement, qu'il me semble que tout me fait et que tout m^échappe. Tout fuit en effets messieurs, et pendant que nous sommes ici assemblés^ et que nous cruyon
SECOND POINT
N'en doutons pas, chrétiens: quoique nous soyons relégués dans cette dernière parfie de l'univers [a), qui est le théâtre des changements et l'empire de la mort; bien plus, quoiqu'elle nous soit inhérente et que nous la portions dans notre sein, toutefois, au milieu de cette matière {b) et à travers l'obscurité de nos connaissances qui vient des préjugés de nos sens, si nous savons rentrer en nous-mêmes, nous y trouverons quelque principe [cf qui montre bien par {dy sa vigueur son origine céleste, et qui n'appréhende pas la corruption.
Je ne suis pas de ceux qui font grand état des connaissances humaines; et je confesse néanmoins que je ne puis contempler sans admiration ces merveilleuses découvertes qu'a faites^ la science pour pénétrer la nature, ni tant de belles inventions que l'art a trouvées pour l'accommoder à notre usage. L'homme a presque changé la face du monde : il a su dompter par l'esprit les animaux qui le surmontaient par la force; il a su discipliner leur humeur brutale et contraindre leur liberté indocile. Il a même fléchi par adresse les créatures inanimées : la terre n'a-t-elle pas été {e) forcée par son industrie à lui donner des aliments plus convenables, les plantes à corriger en sa faveur [f] leur aigreur sauvage,
Var. (a) Du monde. — {l>) De ce corps terrestre — mortel. — (c) Quelque chose. — (rf) Par son mouvement — par une certaine vigueur. — Qui sent. — (e) A été forcée. — (/) Pour l'amour de lui.
étie immobiles, chacun avance son chemin, chacun n'éloigne sans y penser de son plus proche voisi7i , puisque chacun marche insensiblement à la dernière séparation. Eccemensurabiies [posui5iidiesmeos,]Pi. ,X%lYlUj6. — Ce beau pa.-sacre est barré dans le manuscrit,