I Cor,, IV
*2. Cossuet continuait d'aborù ainsi : tuui que je vous verrai... Les deux lignes qui suivent sont ajoutées après coup. Je crois les avoir replacées où il convient.
à. Is., LUI, 3.
effet par expérience, vous savez ce que c'est que l'infirmité de ma chair, et combien elle pèse à l'esprit , et que vous-même en votre passion avez eu besoin de toute votre constance pour en soutenir la faiblesse. « L'esprit « est fort, disiez-vous; mais la chair est infirme^ : » cela me rend très-certain que vous aurez pitié de mes maux. Fortifiez mon âme, ô Seigneur, d'une sainte et salutaire confiance, par laquelle me défiant des plaisirs, me défiant des honneurs de la terre^ me défiant de moi-même, je n'appuie mon cœur que sur votre miséricorde ; et établi sur ce roc immobile, je voie briser à mes pieds les troubles et les tempêtes qui agitent la vie humaine.
Mais, ô Dieu, éloignez de moi une autre sorte de confiance qui règne parmi les libertins ; confiance aveugle et téméraire, qui, ajoutant l'audace au crime et l'insolence à l'ingratitude, les enhardit à se révolter contre vous par l'espérance de l'impunité. Loin de nous, loin de nous, ô fidèles! une si détestable manie ^ : car de même que la pénitence, en même temps qu'elle amollit la dureté de nos cœurs, attendrit aussi et amollit par ses larmes le cœur irrité de Jésus; ainsi notre endurcissement nous rendrait à la fin le cœur du même Jésus endurci et inexorable. Arrêtons-nous ici, chrétiens; et sur cette considération, entrons, avec l'aide de Dieu, dans notre seconde partie.
[SECO^'D POINT
Ceux qui sont tant soit peu versés dans les Écritures savent bien qu'une des plus belles promesses que Dieu ait faites à son Fils, est celle de lui donner l'empire de tout l'univers , et de faire par ce moyen que tous les