Cf. mes Études critiques, liv. I, chap. m
Deux Alliances^, ou sur Jésus-Christ objet de scandale-, aux premiers temps du séjour de Bossuet à Metz. Le corps du discours aurait été refait, à Metz aussi, mais deux ou trois ans plus tard, peut-(}tre en 1056, et avant l'ouverture d'une station de Cart^me' où Dossuet semble avoir prCché le plus ancien Jos deux sermons sur les Démons *.
Le prédicateur reprit son discours encore une fois, à Paris, dans un entretien particulier adressé à des religieuses, peutôtre aux Carmélites, selon la conjecture de l'abbé Vaillant s et de M. Floquet^, adoptée par M. Lâchât*^; peut-être aux Filles de la Providence ou aux Bénédictines du Val-de-GrSce. Bossuet refit alors l'avant-propos et le commencement de l'exorde, qu'il abrégea de plus de moitié (f. 419, 420).
Pour le reste, il se contenta de relire son manuscrit, barrant les passages qu'il se proposait de refaire en chaire, soulignant, au contraire, ceux qui lui paraissaient dignes d'être conservés sans changement. Il n'a jeté sur le papier qu'une phrase et un développement de quelques lignes, avec des renvois au troisième point de la rédaction primitive (f. 420).
Cette révision a été faite de 1659 à 1661, mais en 1661 au plus tard, car le sommaire écrit par Bossuet avant la Quinquagésime de 1GG2 tient compte des passages refaits en vue du troisième point.
D. Déforis a reproduit assez exactement le corps du discours ; il avait aussi publié a part le second avant-propos, qui ne ressemblait guère au premier. En revanche, il avait cru pouvoir fondre ensemble les deux rédactions de l'exorde proprement dit, trop peu différentes, pensait-il, pour ne pas faire double emploi, et dont pourtant il ne voulait rien laisser perdre. Il prit donc pour cadre la plus ancienne, et y intercala des lambeaux de la seconde, oubliant, par une méprise assez étrange,