T. Vin, p
que celle-ci, dans la pensée de Bossuet, n'avait d'autre objet que d'abréger la première.
L'interpolation, signalée par l'abbé Vaillant dans un curieux tableau qui fait suite à la page Î6 de ses Études, a été corrigée par M. Lâchât. J'ai de même imprimé à part les fragments de la seconde rédaction, que les éditeurs ont insérés dans le troisième point du Sermon. Le manuscrit nous apprend bien à quel endroit Bossuet se proposait d'en faire emploi; mais il ne nous apprend pas ce que l'orateur aurait supprimé ou changé pour les faire entrer dans le texte primitif : en les y insérant tels qu'ils sont et de force, pour ainsi dire, on ne pouvait que rompre la suite et les proportions du développement.
Voici le sommaire écrit par Bossuet i; il est inédit :
« Cogitavi vias meas.
[Exorde.] « Diversité d'actions parmi les hommes. Animaux plus uniformes.
« Occupations serviles ou vaines, ou folles, ou criminelles.
« Un guide pour mes erreurs, une règle pour mes désordres, un repos pour mes inconstances.
[l er point .] « Ignorance humaine. Nous ne savons ce qui nous est propre.
« Coîisilium meum justificationes tuœ '^. — Intellectum dat parvuîis. — Super senes intellexi.
« Hasard conduit les affaires.
« Aller à Jésus-Christ pour être enseignés.
['2« point.] « Ordinatiom tua persévérât dies... Nisi quod lex tua... Beau d'être gouverné par la sagesse de Dieu.
[3« point.] « Trouble de la vie. Espérance trompeuse. Repos en Dieu.
[Péroraison.] « Carnaval.
[2^ rédaction.] « La nature a donné des bornes : aux enfants, la faiblesse; aux hommes, la raison. Le méchant : robustuspuer. — Fosse quodvelis... Telle quod oportet.
« Les hommes acquièrent avec plus de joie qu'ils ne possèdent.