AVERTISSEMENT DE L'EDITEUR. IX
Tètude des textes autre chose que le seul plaisir de l'oreille, ne nous plaignons pas d'un entêtement qui permettait de retrouver, dans la plupart des sermons de Bossuet, son véritable langage et une expression tout à fait fidèle de son génie.
Les éditeurs de Versailles peuvent être mis dorénavent hors de cause : ils se sont bien doutés que le texte de Déforis avait besoin d'être revu ; mais la tâche leur aura paru ingrate ou du moins trop lourde. Car leur travail s*est borné en somme à donner des titres à quelques sermons, à résumer les sommaires, à vérifier les renvois aux livres saints et aux ouvrages des Pères de l'Église, enfin à supprimer complètement les variantes qui chargeaient le bas des pages. Quant au texte même, le très-petit nombre et la nature des changements qu'ils y ont faits, prouvent de la façon la plus évidente qu'ils avaient à peine jeté les yeux sur les manuscrits.
On verra que M. Lâchât les a consultés et qu'il en a tiré des corrections pour chacun des discours reproduits dans ce volume. Quelques-unes de ces corrections sont considérables, et la plupart sont judicieuses : je ne puis pas les approuver toutes. En général, les règles que M. Lâchât s'est posées ne sont pas assez constantes; sur certains points, je les trouve trop absolues. Il supprime d'abord en principe (et s'il fait exception, c'est par mégarde), tout ce que Déforis a mis du sien dans le texte des sermons. Quelques-unes de ces additions étaient au moins innocentes; il en est de nécessaires, qui entrent bien dans la pensée de Bossuet et qui aident à le comprendre; le meilleur parti eût donc été de choisir, et, par exemple, pour les citations de l'Écriture et des Pères,