DE K.IÀ-KING
» Lors de mon avènement au trône, les rebelles, dans plusieurs provinces 9 n'avaient pas encore été ramenés à l'ordre. Cependant ce but a été atteint par les premières autorités de l'état et par le moyen de la grande armée. Mais dans la dix-huitième année de mon règne, des hommes égarés excitèrent de nouveau des troubles et forcèrent la porte du sacré palais. Dans l'intervalle de deux mois , la tranquillité fut rétablie dans les trois provinces où elle avait été troublée. J'ai toujours vu que les opinions hétérodoxes sont nuisibles au peuple, et j'ai souvent donné des ordres pour faire respecter le gouvernement et lui attacher les cœurs des habitans. » La rivière Jaune a été de tout temps , par ses inondations , un fléau qui a fait beaucoup de mal à la Chine. J'ai pris tous les soins et fait toutes les dépenses possibles pour obvier à ce malheur. Lorsque dans quelques parties du royaume, il y a eu des pluies continuelles ou de funestes sécheresses, j'ai remis la taxe sur les terres, et j'ai fait distribuer des grains. » Lorsqu'on m'a félicité l'année dernière sur le soixantième anniversaire de ma naissance, j'ai remis tout l'arriéré de cet impôt foncier, qui s'élevait au-delà de vingt millions. Pendant l'automne, j'ai fait, suivant l'usage de mes prédécesseurs, une partie de chasse à Muh-Lan. J'avais joui jusque-là d'une santé robuste, mais hier, étant à cheval, j'éprouvai tout-à-coup une si forte chaleur que je prévis une suffocation , et sentis que je n'en reviendrais pas. » A l'exemple de mes sages prédécesseurs,
» ) avais déjà antérieurement fait choix de mon » successeur au trône. Lorsque, dans la quin- » zième année de mon règne, les rebelles tâchèrent » de franchir les remparts du palais sacré , Thé- » ritier impérial en tua deux de sa propre main » et mit les autre» en fuite. Je le nommai alors » roi et lui donnai le surnom de sage.
» Comme ma maladie actuelle va mettre fin » à mes jours , j'ordonne à tons les ministres d'état » et aux dignitaires de la couronne d'ouvrir le » dépôt sacré de ma volonté. Le devoir d'un » prince souverain est de connaître le caractère t des hommes et d'assurer le repos du peuple. » L'accomplissement de ce devoir est réellement » très-difficile.
»' Attache-toi, mon fils , aux gens de bien et
* aux hommes vertueux, et affermis, pour des* » milliers d'années la dominationdenotredynastie
* sUr notre grand héritage.- Je suis parvenu au » grand honneur d'être le fils du ciel. Le bonheur
* que j'ai eu d'atteindre soixante ans peut être » regardé comme très-grand. J'espère que mon » successeur conservera la paix dans le monde, » et alors mes vœux seront accomplis.
» Lorsque j'ai reçu le sceau de l'empire ,. j'avais » trois frères , deux qui étaient mes aines et un » plus jeune que moi. Le dernier est mort ce » printemps. Les deux autres, pour s'être rendus » coupables d'un offense et s'être conduits d'une » manière inconvenante , ont été privés, de leurs » dignités et de leurs avantages; mais cette puni- » tion leur est entièrement remise par les pré- » sentes. Un de mes prédécesseurs > l'empereur
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» Yu , mourut à la chasse. Ma destinée est sem- » blable â la sienne. Le deuil de la cour durera » vingt-sept jours. Annoncez ces dispositions à » l'empire , afin que tout le inonde en ait con- » naissance. • .