‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 2)Chapitre 8 sur 137 · DE PIERRE-JEAN GROSLEY · texte numérisé non relu

DE PIERRE-JEAN GROSLEY

Grosley , avocat, né à Troyes , le 1 8 novembre 1718, et mort dans la même ville le 4 novembre 1 785 , fut un homme de beaucoup d esprit et fort instruit ; on trouve dans la plupart de ses écrits de l'originalité, de la finesse, une certaine gaîté un peu caustique, et une grande érudition. Son testament a toujours passé pour une pièce singulière, curieuse et portant le cachet de son caractère facétieux , et parfois malin. C'est pourquoi il a été imprimé après sa mort et plusieurs fois réimprimé, mais toujours d'une manière inexacte et incomplète, jusqu'au moment où M. Patris de Breuil , digne compatriote du savant troyen, en a donné une bonne copie en 1810, et une meilleure encore en 181 6. Jetons un coupd'œil sur les écrivains qui, précédemment, s'étaient occupés de ce testament.

M. l'abbé Maydieu en a publié un extrait à la fin des Mémoires sur la vie de Grosley ', 1787, in-8.% dont une partie est de Grosley lui-même ; mais cet extrait , selon M. Patris , est infidèle ; et nonseulement le testament lui-même prouve cette infidélité, mais encore justifie le reproche que l'on a fait à M. Maydieu , de s'être emparé des papiers de Grosley , contre son assentiment.

L'éditeur desChe fs-d' oeuvre polit isjues et littéraires de la fin du XPIII/ siècle , 1 788 , 3 vol. in-8.% a aussi inséré dans le tome 11, pp. 10g — 1 13, le testament de Grosley ; il est incomplet.

On le trouve encore dans un petit Almanack littéraire de 1 788 , où il est rendu d'une manière très-défectueuse.

M. Sim«n de Troyes Fa également donné à la fin de l'édition des Mémoires historiques et critiques pour l'histoire de Troyes, ouvrage de Grosley, imprimé aux trois quarts en 1 - 74, mais seulement terminé et publié par les soins de M. Simon, en 1811 et 1812, a forts vol. in-8.*(V. tom. II, pp. 679 — 682. ) Ce sont plutôt des extraits qu'une copie exacte du testament, car il y manque plusieurs articles.

Enfin, M. Patris deBreuil, ayant eu en communication une copie manuscrite de ce testament, qui provenait d'un parent de Grosley (M. Aubert, l'un des régisseurs de l'octroi de Paris), l'a réimprimée dans le recueil de ses Opuscules en prose et eu vers, Paris, 1810, in-8.% pp. i33 — i4o;à la suke, i.° d'une bonne notice sur la vie et les ouvrages de Grosley; 2.* d'une lettre inédite de Voltaire, sur la conspiration de Venise (1 ), adressée au même Grosley; et 3/ des observations iné~

(1) M. Patcis de Breuil a adressé à l'académie de Dijon, dont il est membre, des Remarques sur te XXXI S livre de l'histoire de Venise , par M. le comte Daru, det l'académie française. Ce morceau historique est un exposé très-bien fait des opinions de différent savans sur la prétendue conjuration aes Espagnols contrs Venise, écrite d'une ma-

DE GKOSLEY. U

dites de celui-ci sur YEsprit dés lais de Montesquieu.

Mais il a paru une édition plus fidèle encore 'du testament de G rosit y, de la part du même éditeur M. Patris, dans son curieux Parallèle des testament de P. et Fr. Pitlwtt , de i\,-J* Grosley, et de A.-N. J aillant de Neuville, 1816 , în-8.° de 70 p. C'est à cette dernière copie, la plus exacte et la plus complète qui existe, que not\s nous en sommes tenus. Nous allons la donner textuellement , avec quelques notes intéressantes qui s'y trouvent et que nous distinguerons des nôtres , en les souscrivant des lettres initiales du nom de l'auteur P. D. B. .Nous ajouterons seulement à la fin , un petit mot sur l'enveloppe du testament. Ce mot ne se trouve pas dans le recueil de M. Patris ; mais M. Simon Fa placé en tête des extraits qu'il a donnés du même testament: c'est une reconnaissance des notaires.

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