DE DEUX POITEVINS
ges, de l'âge de dix ans , les plus beaux que l'on pourroit trouver deux lieues â la ronde, sept garçons et sept filles, lesquelles on vestiroit le plus pompeusement que faire se pourroit , les filles les cheveux espars , et les garçons un chapeau de fleurs en teste.
■ IV. Qu'en cet équipage ils s'en iroient danser autour de son sepulchre, chantans chansons joyeuses et libres , et puis s'estant entrelasscz en las d'amour, planteroient leurs branches de laurier dans les trous pratiquez expressément sur la pierre de sa tombe.
» V. Qu'après ces entrelas et accolades , les garçons d'un costé et les filles de l'autre dévoient entonner un bransle de Poictou , le plus gay qui se fust composé en toute l'année.
* YI. Qu'après cela la messe se devoit dire en plein marché sur une table, ou sur un autel portatif qui seroit dressé à cet effet joignant sa tombe. •
■ Ce testament, ajoute Garasse, ayant été présenté en pleine courdu Parlement, fut trouvé si profane et plein d'impiété , que les exécuteurs testamentaires ont été relevez de ces charges par arrest, avec défense expresse de continuer ces momeries , comme estant contraires au sentiment du christianisme. ■ Les mots continuer ces momeries annonceraient qu'elles ont eu lieu pendant quelque temps.
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