‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ou leur bizarrerie; avec des détails historiques et des notes (volume 4)Chapitre 5 sur 91 · HAUTEUR · texte numérisé non relu

HAUTEUR

plette à l'armëe. La reine , en souriant, lui dit qu^ette trouvait sa béquille si indigne de lui, qu'elle espérait bien

en obtenir le sacrifice. Ueutréc chez elle , Sa Majesté fit partir M. Camp 111 , son garçon de chambre , pour Paris , avec Tordre d'acheter chez le fameux Geriuain , la plus Ijciie cauiie à l)é<|LiilIe en or émaillé qu'il jiùl trouver, et lui ordonna de se rendr(> tic suite à rhôtei du maréchal de Villars, et de lui porter ce présent de sa part. Il se fil annoncer et remplit sa commission. Le maréchal, en le reconduisant, le pria d'exprimer toute sa veoou*

Il paraît qu'il tenait beaucoup à cette comparaison bibliotcchnique , car, dans un petit fragment sur la mort et sur la vie future^ il dit : « Ainsi comme j'existe dans ce monde , je crois » que f'existerai toujours.... Et malgré tous les » inconvéniens auxquels la vie hiimainf est as- > sujétie, je n'ai rien â objecter à ce qu ii soit 9 fait une nouTelle édition de la mienne , espé- 1 rant toutefois que l'on y corrigera les errata » de la première. » Et dans bcs M ( moires , il se reproclie i impression d'une petite mauvaise dissertation qu'il avait coniposée , comme un des errata qu'Û voudrait corriger dans sa vie, s'il lui était donné de la recommencer.

On sait qiitl a été l'enthousiasme pour Franklin , à l'issue de la guerre d'Amérique» lorsqu'il était encore en France. Ses travaux scientifiques

naissance à la reine , et lui dit qu'il n'avait rien à offrir ^ à un officier qui avait rhonneor d''appartenir à Sa Majesté , mais qu'il le priait d'accepter son vieux bâton ; qu'un jour peut-être ses petits-fils seraient bien aises de posséder la canne avec laqueUe il commandait à UarchienDes et à Denain. €omme on s'en doute bien, U. Campan mit le plus grand prix à ce bâton, et il a été. conservé depuis ce tcnipsavcc véiiéraliun danssa famille. Au trop fameux loaoût ( 179a ), la maison qu'occupait M."* Campan sur le Carrousel, à Tentrée de la cour des Tuileries, fut entièrement pillée et en £;iande partie brûlée. La canne du maréchal fut jetée sur le Carrousel , à raison de son peu de valrnr , et ramassée heureusement par le domestique de M."' Campan. » On ignore dans quelle main elle est maintenant. M.""" Jeanne-Loui^e- Henrietle Genêt , veuve Campan , née le 6 octobre 17^2 f est morte le 1$ mars 1822.

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et surtout sa découverte du paratonnerre, le firent admirer des savans; et le succès de sa

mission pour l'affranchisseaient des Etats-Unis le fit porter aux nues par tous ceux chez qui l'esprit de liberté feimentait déjà. Son buste se trouvait partout » soit sculpté, soit gravé (i), et Ton avait mis au bas ce vers qu'on attribue â M. Turgot , et dans lequel lauteur a voulu rendre hommage au savwt et au fondateur de la liberté de son pays :

Eripuit cœlo fulmen, sceptramqae tyranuîs»

Cè vers est fort beau, mais la première partie eripuit cœlo ftilmen était déjà connue. Elle n'est ni dans Vligile ni dans aucun auteur classique ancien , comme quelqu'un a voulu me le soutenir ; elle est tirée d'une prose de la Nativité de la sainte Yicrge aux vêpres , dans des heures de Besançon , appelées Curé-^e-^Pin » où Ton trouve

Erîpuit cœlo fulmen y Demi>it ia ttri:is lumea^ £t i|fnem ad micros.

Mais cela n'ôte rien au mérite du vers que l'on attribue à M. Turgot.

Franklin est mort â Philadelphie le L7 avril

(1) [Madame Campan racoitte à ce sujet, dans un de ses ouvrages , une anecdote asscx plaisante , par laquelle on apprend que Louis XVI fit faire à la manufacture de Sèvres nn vase^ au fond duquel il Ht placer le médaillon de Franklin , et dont ii fit présent à Madame la comtesse Diane ( de Folignac }.

1790, âgé de quatre»?iiigt-quatre ans et troit mois.

Ses œuvres, traduites de I anglais (par l'Ecuy), ont été publiées par Barbeu Dubourgi Paris , 1773, 2 170/. iiir^^ ^ %. On en a donné une nouvelle éditi(»i en anglais, Londres, 1811, 3 voL fn-8.*

Quant à la vîe de cet homme cél^re, on en aura tous les détails dans un ouvrage intitulé : Mémoires sur la vie tt les écriés de B. Franklin ,

docteur en droit, meiiibre de la Société royale de

Londres et de C A-cadèmie des sciences de Paris, ministre plénipotentiaire des Etats-Unis d'Améri-' que à la cour de France, etc. , publiés sur le manuscrit original rédigé par lui-même en grande partie y et continués jusquà sa mort par William Temple, son petit- fih. Paris, Treuttel et Yùrtz, i<8i8, â vùL fit-ft." U existe encore une Carres^ pondance inédite et secrète du doeîeûr B. Franklin, etc. Paris, Janet père, 1817, 2 vol. m- 8/

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