DE G. VAILLANT
ma postérité, qui suivra, comme j'espcre , le jugement de cesle présente disposition testamentaire , que je notifîeray par cest escrit a ma dicte famille, après avoir pourveu a ma pauvre personne du lieu et forme de sépulture; soiiz le quel regard je prie mes héritiers et successeurs de me faireouvrir la terre en la plus prochaine église du lieu ou le jour dernier me prendra. Si c'est a Orléans, en l'église de Saincte Croix; si c'est a Menng, dans Sainct Liphard; si c'est au Bourg Nostre Dame, dans la chapelle du lieu; et si c'est ailleurs, dans l'église parochiale. Ce que advenant, je prie aussi mes dicts héritiers et successeurs de faire couvrir le cercueil de mon corps , d'une lame ou lomhe qui soit honneste, modique et modeste , et inscrire et entailler ce disliche qu'un mien amy sur le bruict de mon trespas lisl en ma faveur :
DISTICHON.
TURBABANT MUSE MORIENTE VALENTE , SORORUM URANI^ VATI, SED COMES UNA FUIT.
3> Aussi pour le regard du convoy de mes funérailles , je les admoneste de ne les faire pompeux, mais reiglé de luminaire et nombre competant de personnes ecclésiastiques et pauvres qui tous seront contentez de salaire» et aumosne raisonnable , assistant a mon dict convoy tous mes serviteurs domestiques , reveslu chacun d'eux gratuitement de robbe et chaperon de deuil, pour âpre» estre payez et satisfaicts par mes dicts héritiers et successeurs de tous les gages qui leur seront deubs des salaires de mon service. Comme aussi je charge mes sus dicts successeurs et héritiers de défendre et entretenir en mestier mçs deux laquais restans a mon service, tels qu'ils s'adonneront a aimer. Et pour demeurer aux recommandations et prières de l'église , je donne et lègue a Messieurs du Chapitre et église d'Orléans, cent escus pour une fois payer , a la charge d'un service qu'ils me feront , s'il leur plaist annuellement , le jour de saincte
4o4 TESTAMENT
Barbe. Comme aussi je donne et lègue, etc. etc. » Ensuite vient la liste des legs faits, soit h des particuliers, soit aux parens du testateur; et l'acte finit par ces mots :
« Ce présent testament a esté faict et escript entièrement et signé de ma main propre, et cacheté de mes armes, en la maison episcopale de Mcung-sur -Loire, le septième jour d'avril mil cinq cens octente et sept, le dit testament faict a deux exemples , desquels ceste charte en contient l'un, l'autre reslant de mesme solemnilé, teneur, ordonnance et conformité de main, jour et lieu rédigé aussi en autre feuille de papier pour obvier a qiielqu'altcralion ou suppression de la présente disposition : ainsi signé Germain Vailla.kt de Gueliz, evesque d'Orléans , et cacheté a costé dudict seing des armes dudict seigneur. »
M. Vaillant est mort cinq mois après avoir fait ce testament.