TESTAMENT DE S. PERPET
(Le I.**" mai /^']5.)
Ce testament est du cinquième siècle. Comme il nous est parvenu très-complet , nous allons le donner en entier, pour que l'on juge de la forme réelle de tes sortes d'actes dans un temps aussi reculé (i). Quoiqu'il n'offre rien d'extraordinaire dans ses dispositions , nous présumons qu'on le lira avec intérêt, comme un monument des hautes vertus qu'au sein des richesses , l'on pratiquait dans les premiers siècles du christianisme.
On assure que S. Perpet sortait d'une famille de sénateurs. Il fut le huitième évéque de Tour» depuis S. Catien, et il a gouverné ce diocèse pendant l'espace de trente ans. Son testament prouve qu'il possédait des biens considérables dans diverses provinces, et qu'il en employait les revenus à l'utilité de l'église et au soulagement des malheureux. C'est lui qui , voyant que l'église de S. Martin (mort vers 40^)9 bâtie par S. Brice , à Tours , était trop petite pour contenir les fidèles
(1) Luc d'Achery, p. 10 de la préface de son Spieilegium dont nous parlerons bientôt , dit : c Pfobile antiqui" tatis monumentum hue usque ineditum S. Perpetui Turonensis episcopi testamentum y nullâ eget observatione ^ concordant universa in eo contenta cum jure Cœsario pontificioque , concordant cum f astis consuiaribus , concordant cum iis qum narrât de eo Perpetuo Gregorius Florentius , cap. 6 : Perpetuus de génère et ipse, ut aîunt^ senatorio, et propinquus decessorls sui : dives valdë et permultas cîvitates habens possesslpnes.... condiditque testamentum, etc. »