‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ouChapitre 34 sur 96 · EOI DE SICILE, COMTE DE PROVENCE · texte numérisé non relu

EOI DE SICILE, COMTE DE PROVENCE

Ce testament portant la date du 22 juillet 1 474» est dans le 5.* volume des Mémoires de Comines, édition de Godefroy, Brusselle (sic), i723,in-8,% pp. 27 — 43. Toutes les vertus du bon roi René, la piété, la justice, la bonté, la candeur, s'y dévoilent avec une simplicité qui en relève encore Féclat. Cette pièce n'offre rien d'extraordinaire j cependant en la considérant comme monument des mœurs du temps 9 il y a quelques articles qui les peignent plus spécialement, et qui, par ce motif, ont attiré notre attention. Nous allons donc les extraire littéralement de cet acte inté-* ressaut, dont voici le début :

c Ce sont en bref les clauses du testament de » très excellent et très puissant prince René , jllr » la grâce de Dieu, roy de Jérusalem, d'Arragon^ » des deux Siciles, de Valence, Majorque, Sar- » daigne et Corse , d'Anjou et de Bar , comte de » Barcelone, Provence, Forcalquier etPiedmont»

» Premièrement, recommande son ame, au * jour de son trespas de ce monde, a Dieu le » créateur, a la glorieuse vierçe Marie et a toute » la Cour céleste.

» Item. Le dict roy testateur veut que en qu^

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» conque lieu qu'il très passera selon la volonté » de Dieu , son corps soit porté en Teglise d* An- » gers pour estre en icelle sevely et inhumé ou » lieu qu'il a déjà esleu et préparé pour sa » sépulture (i), et ou quel est ja sevely le corps » de la feue reyne Isabel (Isabelle héritière de » Lorraine) de très noble mémoire, en son vivant » son épouse

» Iteni. Le dict sieur donne et laisse a la dicte » église la belle croix d'or dont le pied est d'ar- » gent doré , qui a accoustumé de servir au grand » autel de sa chapelle aux bonnes festes , en la- » quelle a une grande pièce delà vraye croix (2).

» Item. Donne et laisse a icelle église sa belle » tapisserie en laquelle sont contenues toutes

(1) Cette clause n'a pas été exécutée d'abord. René est mort à Aix : les habitans de cette ville étaient tellement attachés à ce roi, que jamais ils ne consentirent à ce qu'on enlevât le corps pour le conduire à Angers; la province se serait plutôt soulevée. Mais Jeanne de Laval , dernière épouse du roi, ayant à cœur d'exécuter les dernières intentions du prince , après avoir patienté pendant un an, et malgré sa parole donnée, fit enlever le corps pendant la nuit le plus secrètement possible ; on l'enferma dans un tonneau et on le transporta ainsi à Angers.

(2) Il paraît que le bon roi Kéné possédait plusieurs fragmensdu bois sacré. Car, dès 1470, « il avait donné à Téglise de Sainte-Croix (chapelle de St. -Etienne à Angers ) , un morceau de la vraie croix , enchâssé dans un reliquaire de vermeil du poids de quatorze marcs. Il tenait cette relique du pape Paul II; et le 1 5 avril 1470, il assista avec la reine Jeanne de Laval à la translation qui en fut faite de la chapelle de son château d'Angers 9

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» les figures et visions de l'Apocalypse. » (La hauteur de cette tapisserie, dit M. de Villeneuve, était de dix-neuf pieds six pouces, et sa longueur de plus de cent pieds. Le roi y ajouta encore, dit un autre auteur, une infinité de chapes, draps, paremens d'or et de velours , armoriés à ses armes, et d'autres ornemens destinés aux cérémonies du culte. )

« Item. Le dict sieur veut et ordonne que son » cœur soit porté le lendemain de son obit en » l'église des frères mineurs du dict lieu d'Angera » pour estre inhumé et sépulture en la chapelle » de Sainct Bernadin qu'il a faict ériger

» Item. Veut et ordonne le dict sieur que le » jour de l'inhumation de son corps, cinquante » pauvres soient vestus de noir a ses despens^ « lesquels porteront chascun une torche du poids » de trois livres et veut en oultre que les lumi- » naires de cierges, torches et flambeaux, soient » mis par dedans l'église tout a l'environ, comme » est accoustumé de faire pour les roys tant le » jour de l'inhumation du corps comme le jouF » du service , et que la chapelle ardante qui sera > dessus le corps soit fournie de luminaires et

dans Téglise qui devait la posséder. Jean Perrot, confes-^ seur de René et son ambassadeur à Rome, prêcha le jouv de cette cérémonie , et dans le cours de son sermon , il assura que le Saint-Père avait tenu ce morceau sacré de t bois d'olivier plus d'un quart d'heure à la flammo d'ua » cierge sans qu'il eût été endommagé. » V. Histoire de René d' Anjou y par M. de Villeneuve-Bargemont, Pari&j^ 1825, 5 vol. in-8.% tom. III, p. 97.

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» de paremens, comme en tel cas pour les rois » est accoustumé , et aussi que par dedans l'église » tout a Tentour soit un lite (litre) de bougran, » ornée et semée des armes du dict sieur avec les » peupemens semblables a ceux qui furent mis en » la dicte église a la sépulture ou inhumation » de la dicte feue reyne Isabelle, et que le grand » pulpite de l'église soit aussi couvert de sembla-

» ble bougran noir

» Item, Veut et ordonne le dict sieur rov tes- » tateur 5 que les services de procession, station, » luminaire, chapeaux, administration de pain » et de vin par luy instituez, et ja accoustumez » de faire a l'église d'Angers a cause de l'une des » hydries (i) ou hydrieres (cruches) esquelles » nostre Seigneur fit miracle en conversion d'eaue » en vin es nopces d'architriclin (2), -et laquelle

( 1 ) Cette hydrie ou hydrière ( qui , d'après son élymologie, signifierait espèce de pot-à-eau) était une belle urne antique d'une forme élégante et ornée de deux masques de Jupiter ; sa hauteur est de 1 8 pouces , son diamètre de i3 et demi à la base, et de 1 5 au sommet. Ce vase n'a pas plus d'épaisseur que ceux de porcelaine ou de faïence (4 lignes). On l'avait mal à propos transporté au jardin des plantes d'Angers , où il a été considérablement endommagé par la gelée ; il est maintenant déposé au Musée. ( V. V Histoire de René d'Anjou , tom.

(2) Il est assez singulier qu'on prenne le nom d'architriclin pour un nom propre , tandis que c'est un nom de charge , par lequel on désignait l'esclave ou domestique qui devait présider aux préparatifs et au service d'un festin, ainsi qu'à la disposition de la salle à manger, qui «e nommait triclinium.

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9 hydrie il a donnée la dicte église, et fait icelle » coUoquer en lieu honorable près du grand » autel d*i celle église, soient entretenus et conti- 9 nués a toujoursmais perpétuellement, en la

forme par luy instituée et composée

» Item. Le dict seigneur laisse et donne a la 9 dicte église la somme de cent livres touj^nois de 9 rente annuelle et perpétuelle, pour dire et » célébrer a jamais perpétuellement une messe 9 basse a Tautel de monsieur Sainct Maurice, » dernièrement construit et édifié en la croisée » de la dicte église a main dextre, et pour fournir 9 le luminaire , vestement et sonnerie a l'heure » qu'elle a accoustumé estre sonnée , et dicte et 9 appelée la messe de Yordre du croissant (institué » parlai à Angers, en i438).

» Item. Veut et ordonne le dict sieur, qu'en 9 lieu de la charité ou aumosne accoustumée de » donner aux pauvres es jours des funérailles et » services des roys , princes et grands seigneurs , 9 afin qu'oppression , blessure ou mort de gens » ne s'ensuive, comme autrefois on a veu advenir, » aumosnes soient distribuées a l'equipolent , et 9 divisées en quatre parties. C'est a sçavoir a » pauvres filles a marier, pauvres malades ou 9 indigens demeurans aux champs, a pauvres 9 ladres, et hospitaux mal garnis de licts et de 9 linceuls , et autres choses nécessaires ; pourveu 9 que les pecunes ne soient point baillées es » maistres des dicts hospitaux , mais seront ache- 9 tées les dictes choses plus nécessaires par les

» mains des exécuteurs testamentaires

» Item. Le dict sieur donne et laisse a sa très

» chère et très amee fille Marguerîtte reyne » d'Angleterre (veuve alors d*Henri VI qu'elle » avait épousé en i445) pour son droîct d'insti* » tution la somme de mille escus d'or, a payer » pour une fois

» Item. Donne et laisse le dict sieur a sa très » chère et très amee fille madame Yoland , a pre« » sent duchesse de Lorraine (elle était alors » veuve de Frédéric comte de Guise et de Vau- » demont), pour sondroictd'institutionlasomme » de mille escus d'or

» Item. Le dict sieur roy testateur par son » présent testament, de sa certaine science et » propos délibéré, confirme, loue, ratifie et » approuve les dons et toutes et chascunes les » donations par luy autrefois faictes et qu'il fera > au temps advenir avant son decez a très excel- ^ lente dame Jeanne (de Laval sa 2/ femme) la

» reyne son épouse, pour toute sa vie durant ».

(Suit la longue liste de toutes les terres qu'il lui donne. Elle lui a survécu dix-huit ans , étant

morte en 149S) « Et pour ce que le dict sieur

» a toujours aimé et aimera parfaitement la dicj^ » dame jusques a la mort, tant en faveur de 9 mariage comme pour les grandes vertus et » bontés d'elle , comme aussi pour les agréables » services et bons termes qu'elle lui a toujours » tenus, il veut , ordonne et commande a ses he- » ritiers cy après escrits, qu'ils honorent et reve- » rentla dicte dame, et la laissent aller, venir, » résider et demeurer par toutes et chacunes les » places, seigneuries et domaines que le dict » seigneur tient a présent , et qu'il pourra tenir » au jour de son decez.

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» Item. Plus le dict seigneur laisse a la dicte » dame son espouse et donne les joyaux qui s'en- » suivent, c'est a sçavoir le grand balay, le dia- » mant a la cesse (ou à la lesse (i), comme on le » trouve écrit ailleurs), le grand collier, un » autre moyen balay, le petit collier a diamant^ > les tasses et drageoùer d'or, les grandes tasses » d'argent , les bassins d'or , la coupe et esguiere » d'or garnie de pierres , une croix de diamant.

» Item. Le dict testateur donne et laisse après » son decez et de sa dicte espouse, a Jean son fils » naturel les villes de Sainct Remy et de Sainct » Canat, avec toutes et chascunes leurs appar- » tenances et dépendances pour en jouir luy et » les siens descendans de son corps en leal ma- » riage a toujoursmais

» Item. Le dict seigneur donne et laisse a » l'église de Nostre Dame de Lience (ou Liesse) » un marc d'or '

» Item. Veut et ordonne le dict seigneur que » en cas que le vœu du voyage par luy promis au » sainct sepulchre, ne soit accompli avant son » deceds , ses héritiers et exécuteurs soient tenus » incontinent après son dict deceds, envoyer » homme propre et exprès au dict saint sepulchre, » pour le dict vœu bien et deuement accomplir ;

(i) Que signifie l'un ou l'autre de ces deux mots ? ils ne peuvent point avoir rapport à la forme du diamant déterminée par la taille, puisqu'on assure que le diamant n'a commencé à être taillé qu'en 1476, et que ce testament est écrit en 1474. Cela n'aurait-il pas plutôt rapport à sa forme naturelle on à: sa grosseur ?

» et pour ce faire le dict sieur laisse et donne la » somme de 3, 000 ducats »

Il y a encore beaucoup d autres dispositions dans ce testament; mais elles ne tiennent qu'à des intérêts particuliers, soit pour les fondations dans les églises, soit pour les biens à partager entre les héritiers ou légataires. Elles seraient donc peu intéressantes pour le lecteur.

Il y a peu de rois dont la mort ait excité des regrets aussi vifs et aussi universels que celle du roi René. C'est un si beau tableau que celui de la douleur publique à la perte d'un bon roi, que l'on ne nous saura pas mauvais gré d'ertiprunter à Y Histoire de René d^ Anjou, tome III, p. i65, les détails de ce qui s'est passé à la mort de ce prince, arrivée le lundi 10 juillet 1480, à deux heures après midi (1); il avait 72 ans et 6 mois, (étant né le 10 janvier 14^8); il avait régné f\Q ans.

« Les cris de douleur, dit M. de Villeneuve, qui, retentissent dans le palais en deuil , ayant annoncé au dehors la perte que l'on venait de faire , chacun abandonna sa maison , suspendit

(i)Boui'digné, chanoine d'Angers, auteur d'une flf/^fo/rc d'Anjou et du Maine, i52g, in-fol. » dît dans son vieux langage : c Ce très illustre et magnanime roy, d'un haul- » tain et invaincu couraige , mesprisant toutes les ter-^ » rienes choses, et aspirant de tout sou pouvoir aux » célestes , comme devoit chrestien et vray catholicpie , » très curieusement examina sa conscience , et disposa » d'icelle , receut les sacrements et a Dieu son créateur s rendit son vertueux esprit. »

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ses travaux , et oublia ses affections personnelles pour accourir sur les places publiques. Là, sans se connaître, on s'aborde les larmes aux yeux, on répète avec attendrissement Féloge du vénérable monarque, et chacun ajoute quelques détails touchans à ceux d une mort si sainte et si digne d'envie, qu'elle pouvait servir de consolation et d * exemple^ comme a dit Bossuet de celle du grand Condé.

» Les manufactures , les ateliers , les boutiques s'étaient fermés spontanément ; des drapeaux funèbres flottaient à toutes les portes, et la consternation gagnant de proche en proche jusque dans les chaumières les plus isolées, on vit une foule de laboureurs quitter leurs champs et arriver dans la ville en s'écriant : Le père de la patrie , le père des pauvres n'existe plus !

» Réunis par leur commune affliction, les habitans d'Aix et des campagnes obtiennent qu'on les laisse pénétrer dans la chambre où le prince qu'ils pleurent est déposé. Us se précipitent autour de son lit, veulent revoir, avant que la terre les leur dérobe, ces traits où la bonté réside encore. On baise les mains et les pieds glacés du monarque , on les mouille de larmes. L'indigent pleure son bienfaiteur , l'orphelin son appui , les serviteurs de René le meilleur des maîtres , et un concert de louanges, triste et dernier hommage rendu aux vertus du bon roi , retentit pendant des heures entières autour de ses restes inanimés.

» La foule, toujours plus nombreuse, plus empressée , se renouvela constamment auprès de son corps et ne consentit à s'en éloigner que

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sur la promesse de le voir exposé solennellement à la vénération publique (i).

» René ayant été embaumé , fut donc placé à découvert dans un cercueil de plomb, durant les trois jours et les trois nuits qui précédèrent rinhumation. Là furent prodigués de nouveaux éloges, à la bienfaisance et à la piété de ce tendre père ; là coulèrent de nouvelles larmes , et plus on approchait du moment où ce douloureux objet allait disparaître à tous les yeux , plus on y attachait ses regards, comme on cherche à saisir une dernière lueur d'espérance.

» Enfin, le i4 juillet, les obsèques du meilleur des pifinces furent célébrées en présence de toutes leS' communautés de la Provence, des députés des villes qui purent arriver à temps, des cours souveraines de justice, du clergé entier et de tous les habitans d'Aix , sans distinction , portant des flambeaux à la main. Les officiers du palais et les nombreux domestiques de René y assistèrent en fondant en larmes. Les rues étaient tendues de noir, et Ton eût dit que la mort venait de frapper chaque maison d'un coup particulier; le plus morne silence régnait partout et n'était interrompu que par le son lugubre des cloches

(i) Parmi les autres principales villes qui signalèrent en même temps leurs regrets , on doit particulièrement citer Marseille, « dont les habitans, dit un historien, je- » tèrent tant de larmes pendant un si long temps, qu'elles » eurent peine à sécher, et l'on fit célébrer au bon roi > des funérailles 'magnifiques eu l'église des frères mi- » neurs. »

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OU les chants des prêtres , dont la voix était souvent même étouffée par de douloureux sanglots.

» Fouquet d'Agoulf, honoré depuis tant d'années de la confiance intime de son souverain, présida àcette triste cérémonie, qui dura jusqu'au soir.

» Lé convoi étant arrivé à la métropole deSaint- Sauveur , à travers toute une population éplorée , le service funèbre « s'acheva, dit Galaup de f Chasteuil , avec des cris et^ des larmes incon- » solables, pour ce que la maison de Renéestoitia » table des pauvres, le refuge des innocens, le » temple de Dieu....; et depuis, Fodeur de son » excellente renommée a toujours bien souëfvé- » ment flairé. »

» Le cercueil fut ensuite déposé dans une des chapelles^ en attendant qu'un tombeau digne du prince qu'on pleigrait pût le renfermer »

Jeanne de Laval , veuve du roi René , est morte en 1498. Par son testament fait le 27 août de la même année , elle laisse en garde « son psautier, ses heures, ses autres livres (et un psautier qui fut à son frère Pierre de Laval, archevêque de Rheims) , auchapitrede SaintLugal de Laval, pour servir aux filles du comte de Laval, tant qu'elles seront à marier et demeurantes en icelle ville.

» Item. Voulons et ordonnons, dit-elle, que deux petits anneaux d'or ( dont l'ung feu mon très redoubté seigneur et espoux que Dieu absolve, nousespousa , etl'aultrenousdonnaàicelui jour) , estre donnez à monseigneur saint INicolas

près Angicrs, et iceulx estre 'mis ez doigts du bras ou est enchâssée la relique ; en Tung desquelz anneaux, y a ung diamant taillé en fleur de lys tout d'une pièce, et est esmaillé aux armes d'Anjou ^ et en Faultre, il y a un petit cœur, my party de diamant et de rubis , et est esmaillé de gris en petites roses de rouge cler. ... Et semblablement vouions estre données et mis au dict reliquaire et bras de mon dict seigneur saint JNicolas , ung petit filet d argent que portons à nostrc doigt ( et duquel feu mon dit seigneur nous espousa), incontinent après nostre dict trespas. »

Elle laisse à sa sœur de Dorval, «ses patenostres d'or, fiûctes à jour, desquelles aux deux bouts y en à deux plus grosses que les autres, et à icellcg y a tortis d*or brenlans. »

Jeanne de Laval nomme pour son héritier et exécuteur testamentaire , le comte de Laval son frère; « touttefoys , ajoute-t-elle, pour ]d foiblesse et débilité de sa personne ou il est de présent, et a Toccasion de la maladie et pernicioo qui lui est advenue elle lui enjoint Jehan de la Jaille. »

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