‹ Choix de testamens anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité ouChapitre 85 sur 96 · DU JUGE NORMAND DE NORWICH · texte numérisé non relu

DU JUGE NORMAND DE NORWICH

Ce testament ne nous est connu que par ce qu'en a ditlsiGazette de France dti 1 3 août 1784. « Le juge normand de Norwich, dit-elle, mort

en 1734, avait fait un testament par lequel il léguait une somme de ^îOOoliv. sterl. pour bâtir, 60 ans après, une école de charité, à la fondation de laquelle on emploierait le fonds et les intérêts accumulés pendant cet intervalle. Ses dispositions ultérieures fixent le nombre des élèves à 120, règlent les repas de tous les jours de la semaine : chacun doit avoir le dimanche à dîner une livre de bœuf rôti , et le soir dix onces de plumb pudding. Il confie l'administration de cette école à Tévêque, au chancelier , au doyen, auxquels on joindra deux députés de la ville, deux du comité , et huit ecclésiastiques. Le terme déterminé pour l'exécution de cette dernière volonté, est expiré depuis le mois de nâai (dit la Gazette en 1784 ). La somme existe, et elle monte actuellement, par la réunion du capital et des intérêts^ à 74>ooo liv. sterling ( 1,776,000 liv. ).

Si ce testament est réel , il rentre dans le genre Ae celui de Fortuné Ricard , que M. Mathon de la Cour a imaginé pour prouver à quelle somme peuvent monter 100 fr. placés à l'intérêt de 5 p. 0/0, en laissant accumuler les intérêts avec le capital , pendant cinq cents ans. 11 se trouve qu'au bout de cent ans , le capital et les intérêts

produisent.. i3,i36^ 17' m''

Au bout de 200 ans, 1 ,725,768 5 6

Au bout de 3oo ans, 226,711,589 12 6

Au bout de 400 ans, 29,782,761,461 i3 ■

Auboutde5ooans.. 3,912, 516,759, 074 i5 7 M. Mathon de la Cour fixe l'emploi de cette dernière somme; et son imagination a de quoi tailler en plein drap, pour toutes sortes d'établis^

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