V. Murichides, ayant été admis dansiesénat
MttTOlRE B^HeRODOn.
ifmjaHfà éêbeiNnmMoii émt Mardonios fa-
foît caar|»ë. Ot s^hntettr, nommé Lyddas, dh qtt il loi paraissait avatiaçeus de recevoV les ^opo^itioi» de l'eavoyë, el d'en hire le rapport ao peaple. H fat de cet avis, soit qoeeet avis lui pMt , oa qu'A eèt reçu de raient de Hsrdoiiius. facriaiiiMmt les Afhéoîens indignés , tant œox da sénaf qoe eeoi du deliors, s'attroupèrent antonr de lui , et le 'apirfèrent ; on renvoya ensuite THefl. spontien Nurii*bides, sans loi fair^ aucun mal. Le tumulte arrivé à Salamine au svjei de Lydilas éiai i venu à la oonnaîssanre des femmes d'Athènes , elles sV niihèrenl les unes l'-s autres , coururent à sa maison , et lapidèrent aussi sa femme et ses enfanfs.
VI. Voîcî les raisons qui enefsfrèrentles Athé-" Dîens h pa'tfter à S ilamine. Tant qu'ils espérèrent des secours du P< l>ponnè:se, ils restèrent dans FAt tique; mais la lenteur, 1 1 nonchalance des alliés , et Tapprof^he de Mardonius, qu'on disa t déjii en Béotiejes déterminèrent à iranspo» ter en Salamine tous leurs effets , et à y passer ensuite oiiK-m^es. Ils envoyèrent une députatfott nux Lfteédémoaiens, en partie pour sft plaindre de ce qu'an lieu d'aller avec eux en Beotie au-deiantdo barbare, ils l'avntent laissé entrer dans t'Attii|oe par leur négligence , et «n partie peor leur rappeler les promesses de MardooiflS en cas qo*tls voulussent chang^er de par i , et pour leur dire que s'ils ne les seêouraienf pan , ris trouveraient eux-mêmes le moyen de se soustraire aux msfux qui les menaçaient. On célébrait alors i Sparte la K^e d'Hyacinthe , et les Laoédémonietts s'en hU aaient un devoir indispensable, fh étaient eneore occupés à là tturaille de Ffetbme , et défè
'on élevait les erénaox.
VII. Les députés d'Athènes, étant arrivéj ft Lac«'démot)e avec cetix de Méf^arcs et de Platées qui les nvaient a(*compa(fné< , s'adressèrent îiux éj»h*»res, et leur tinrent œ discours :
€ L»'S Athc'nîen'i nous ont envoyés pour vous
. » dire qui' k' roi cfeP<TsenotîS rend n^lrepnvs;
K qu'il \eut traiter avec nous dV{jal à égal ,
> ^ans fraude , sans tromprrîe , et qu'ou're
# tio're propre pays, ifronseni à nons en donner
> tfti autre a notre choix. Noys eepetidiint , $ pleins (le respect pour Jupiter Hellénien ^ et
• persuadée que nous ne pourrions sans crime
i trahir h Grèce, bobs avmM rp|eië cet offres, » quoif |iie alKtndonBés et trihis pn* les Grecs. » Noos nlgnoroDs pas qaan traité avee le roi » DotM serait bnuouup |iIbs tvMiageox tpie h » guerre; lentefeisnous n'en ferons jamaisavee » (tri de notre piein gré.
» TeReest la maaièrefranrlieetsfneëredMit » nous nous sommes conduits à Tégurâ des
• Grers ; ma» vous , Lacedémoniras, qat crai-*
• gniez tant alors notre acoommoileiDeQt avec
> le roi, depais que b noblesse de nos senti-
> ments TOUS est parf itement connue , depoîs » que TOUS êtes persuadés que jimais nous ne » ttahirons la Grèce, enfin, depuis que la mu- » raille qui ferme Tisthme est' presc|ae acbe»
> yée , vous n'avez plus aucun égard pour les » Athéniens; et quoique vous tussiez conve- 9 nus avec nousd'iller en B*** lîe au -devant
> de Mardonius , vous l'avez laissé entrer, par
> votre négligence, dans TAttique, et vous f nous avez abandonnés. Les Athéniens sont
> irrités de ce que, dans les circonstances ac-
> tuelles , TOUS ayez manqué à vos ergagei ments. Maintenant ils vous exhortent à lemr f envoyer au plus tôt des troupes, afin de reoe»
• voir l'ennemi dans TAitique. En effet , puis-
> que nous n'avons pu notis rendre en Béotie, I du moins la phinedeThri:t,dans notre pays,
> est très commode ponr livrer bataille, i
Vllf. Les éphores remirent leur réponse an lendemain ; le lendemain , au jour suivant , et ainsi de suite, pendant dix jours, renvoyant les Athéniensd'unjouràFautre. Pendant ce temps, les Péloponnésiens travaHlaient tons avec ardeur à fermer l'isthme d'un mur , et œ mur était près d'être achevé. Mais pourquoi lesLaeédémoniens montrèrent- ils, à Parrivée d'Alexandre de Macédoine à Athènes, tant tPempressement à détourner les Athéniens (Tépouser les intérêts des Perses , ei qu'alors ils n*en tinrent aucun compte? Je n'en puis donner d autre raison que cetle-d. L'isthme étant fermée , ils croyaient ne plus avo r besoin de^ Athéniens ; mai% lors(]u* Alexandre vint à Athènes , le mur n'étaii pas encore :iclievé , et les Lacédémonîens , effrayée de l'arrivée des Perses , y trava liaient sans r« lâcfie.
IX. Mais enfin voici comment les Spartiates réj)unJ rentet se mirent en (*ampagne. La veille du jour où l'on devait s'assemblei* & ce sujet
pou»l»ëerai*»e(W», ChiMM de fé|4» , q«i joottsiiil à LicédémoMe d^iui plus giMd oié* dit qae n^én avai^M toiis le» aaire» i^lrangere , ayMi appris de Kwi des éphoiee les repnSseetailess drs Aibéfiieee, tetir paria en ces tenues: jftphweSy K'I est réMdee afflatves. 8i lea Aihëeiefls, au K^u de resier nais avee aoee , s'aHiaiesl avec le kirbara^ ane ftiMe mieaiHe a beau pégeor à'im beuide yisihnie à l*auire, le PerM trouvera leiifeiirs d4'S poites ppu» eairep éaoa le Mepoimëse. Préiea deao )V rerUe h knn demandt^a , avani q«*ît» aiaiit p»b qiHfkMe rëselmie» fiiaesie à b 6rèee. > X. tes Bpheres, ayant réMcbî sur ce oeiiseit, ffamn parlîp SHP le champ , c^iqu'îl ftt eneeve evîi , ei saes ea itee comnseMfuer sm\ 4éjpvâéê dee ?files * , dmq mille Spai*tiatê6, aeeempAgaéi eliacwi de sepi Hileies, sovs la ee«dyl»e de Pausanias , Hh de CMombrete. Le eoaMMHKteraeei apparH>iiail à Plisiafqtie, liki de LéawMae ? Mais il ëiait encolle esfont , et Faesaeias élail son tuteur et son cousin : car CkAsuibroie , Ms d'Aaaxaadrkk'S el père de Favsantiie , éùiit mort peu de tea^ps appte avoir femeeo de l^isihiiie i^urasee qui avait outtslHdl le Auf . H l*avaii , dia Je , rameade, parre qu'il <ia)t arrivé une ëellpse de
CÀLLIUHI. ^ LIVRK ». »»
> tettinia , el voua ap^ndati akM ea qui
> en «ésuliera peu» vous. » Les liépiMés ayaui ainsi parlé , k-s éphorea leur direm avec se»okbS cfue les troupes de Spane < taieot eu marche contre les «svangers (tel était le nom qu4ls doBKiient aM% barbares ), et qu'ils ks croyaiem déjà arrivée à OreMiaen. Lesdéf uM^s^ n*éiaot peim iueivuîla de ce qui s'élak passé» leur demandèrent une espKcaiioa. Quand on la leur eut domsëe , ila tarent fort surpris, ei panirent en diligence pour les joindre. Cinq mMIe Laoédémonieas di*s villes voisines de Spovle, tous hooMi^s choisis el pesamment armés , les aeoompagnèrenl.
XB. Tandis qu'ils, se hâtaient de p>gner r isthme, le« Argiens, qui uvaiem promis précédemment à Ma^donias d*empécbip les Spartiates de se mettre en csaspagne , dépêchèrent à ee général te meilh*ur couri ier qu'ils punent trouver , aussi-tAt qu'Us surent In nou* veHe que Pausanias était parti de 8povie avec un corps de ir<Mjpes. Lorsque le coarmr fut aanivé à Athènes : • Uardenhis , dil*il , les » Argfieas ra'enf envoyé vous dire qn'il est » sopti daa tr«>upes de Lacsdéaume , sans qu'ils > aient pu i^e^lpéoheF• Mpoitea de cet svis » pous ptwadre une bonile résulutioa. > Ayant
pendant qi^ ^acpMait pour s.'^veir s^ af taqnOi» ainaî paslé , il s'en retounna
rak le Nrse. Vaosantas choisit pour son H(*utenant Ruryrfnan , Ms de IK»^^ ^ , d<5 h nwiH€ mnie^^n ntm nu*
Itf . Obs troupes étaient parfise de Sparte avee Kansnrias. Les députa, qui n*en avaient
dpiiarai dès que le jour parut, dans Ha* tcitiea f saas doute, de reieorner ebarvn chen Sût. « taeédémoniees , leur dh*enl«iii » » tandieqaovMiepasaeniciletempeàoélébaer & la Clie d'Ilyai'iiiibe et ^ vous réjOuir , vous » trahiss*»! hi cause de vue alKéti. ftlai^ voire
> in^stice h ^éf>ard daa Athéniens , et le petit $ nombre dateurs eonA.'iliN*és , vont les deter»
> miner à fatre b paix avee hs roi, aua eond^
* rions ffu^ ponrroni en obtenir. Devenus ses
• altti^ , ne diwitei pas que nous ne mar*
> chions partout où nous coadtiiront scç Ijeu-
« Atli(iiefl, V^ffar» et Plalëa.
■ Dort(% , fl'8 de ta première femme d*AnaxandrfdC8 , rot de LacédérUboe. Voyei tir. v, $ m et lutvauti, et Hv. ?n . s acT.
SIH. Cette noueelka fit perdre à Mardenius l'eneiede daaseaner phia k»ag-teaips dans I^At* tique, il j était nesié av:iat que de l'avoir ap» prîae , parce qu4l veuhdt savain i qqpi se déiamMerairat hsf Athéaians. Il u^jm pas enaaea ravagé kuns tef nsa , et n^ avait feil aueaa dé|fât , eq^nt teajoars qaWa s'aecommederaisMt aveo h|L M^ia a^yaat pa les y engagée , iaataait da taaa team desseins , il sa ns^ a«aat qaa Pausaai^B ili armé avec saa laaupes à Fistl|Hia. fia aartant #Adièars , ilf adt lafea,et itabatHtetant eeqMf substs» Hrit epoore, mars as édittras , taat aaeiéi que pnoAwes. tien partit, parée qaa I^Atiiqae n%st ps eoronuide p^ur la ravalera , et parce que, djtna le eas oà il 4liMiit été vaineu « Il n'aurait pu se raiker que par des déliés , oà un petit aembne d'homaiea auraient suffi pour rarnéter . il rtis<»lut dana de retuuaner à Thèbes^ afln de combattra près d'une ville amie , et daas un paya coaimode pour la cavab^rie.