‹ Choix des historiens grecsChapitre 102 sur 286 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

continent , les avaient joiots«à Ëlensir. Ayant appris, à leur arrivée à Ërythres en Béotie, qn^ les barbares campaient sur les bords de l'Asope» ils tini'eni conseil là-dessus, et allèrent se'pos^ ter vis-à-vis d'eux, au pied du mont Chhéron.

XX. Comme ils ne descendaient pas dans hi plaine, Mardonius envoya contre eux toute Sa cavalerie, commandée par Masistius, homme de grande distinction parmi les Perses. Ce général , que les Grecs appellent Macisius , était monté sur un cheval niséen , dont la bride était d'or, et le leste du harnais magnifique. La cavalerie, s'étant approchée des Grecs en Lon ordre, fondit sur eux, et leur fit beaucoup de mal, leur reprochant en même temps qu*iU n'étaient que des femmes.

XXL Les M^ariens se trouvaient par ba« sard placés dans l'endroit le plus aisé à attaquer, et d'un plus facile accès pour les chevaux. Pressés par la cavalerie , il envoyèrent un héraut aux généraux grecs, qui leur parla ainsi:

( Les Mégariens vous disent : Alliés, noua » ne pouvons pas soutenir seuls le ehoc de la

> cavalerie perse, dans le poste où l'on nous a

> d'alK>i'd placés : quoique fort pressés, nous

> avons jusqu'ici ré6i»té avee fermeté et cou- » rage ; mais si vous n'envoyez des troupes

> pour nous relever, nous quitterons notre. » poste, et nous nous retirerons. > Le héraut ayant fiait ce rapport , Pausanias sonda les Grecs , pour voir s'il ne s'en trouverait point qui s'offrissent voloDtâireoieBt pour défendre ce poste en la place des Mégariens. Tous le refusèrent , excepté les trois cents Athéniens d'éble commandés par Olympiodore , fils de . Lampon, qui se chargèrent de ce soin.

XX IL Ce corps de troupes , qui prit sur lui la défense de ce poste , préiià-ablement au reste des Grées campés à Ërythres , emmena aussi des gens de trait. Le combat ayant duré quelque temps , il se temiina comme je vais le. rapporter. La cavalerie perse fil son attaque en ordre et par escadrons ; mais Masisiius l'ayant devancée , son cheval fut atteint d'un coup de flèche aux flancs > il se cabra de douleur, ei jeta Masistius p-ir terre. Les Aihéniens fondirent incontinent sur lui , se saisirent du cheval , et tuèrent le cavalier malgré sa résistance. Ils ne le purent d'abord , à cause de la cuii*asse d'or eu écaities qu'il avait sous son.

HISTOIRE DHÉRODOTE.

IwliU 00 poorpre j et ç'éiaft eo va'n qu'ils fui l^onaieqt des coups. Mais quelqu'un, s'coéiant aperçu , le frappa h fœU , et !t mourut. La cavalerie pe fut pas d'oburcf inforroce du malheur arrivé à soq çënéral. Comme tantôt elle revenait à là i harge, et tantôt elle se h\iUài en retraite , elfe 'gnorail ce qui sVtait [ assé ; car on n'avait pas vu Vasisiius tomber de cheval , on ne l'avait (>as vu périr. Mais les barbares s'etant ^rréié^ , et voyant que personne ne leur donnait Tordre, Ifs en furent sar-le*cftamp affliges ; et ayant appris que leur gv^néral n'était p*us, ils s'esihortèrentmutueltement, et poussèrent leur^chetaux à toutes jambes pour enlever le corps de Masistlas.

](Xin. Les Athéniens, les voyant aceon-» r!r tous ensemble , et non plua par escadrons , appelèrent à eut te reste de Tannée. Pendant que, llnfanterle venah à leor sfcours , if y eut un combat très-vtf ponr le corps de Hasi^tius. Tarn q'te les trois cents Athf^nleiis furent senti, ih eurent un très grand désavamage, et ils abandonnèrent le eorps, mais lursiiue le teoburs fut arrivé, la cavaleri» ne p«t en soutenir te dioe ; al, foin d'entevér te eerpa de son générât , elte perdit beaueeiip de monde. Las càtaHers, ^étmt éteigne* é^enmtm deun stades, tIélibétèrMi sur a»qiinbdafateiiifalf«^ec comme Ite n'avaient p^oa persanae pe«ir tes commander , Il Ait déciéld iin'en retonraei^ii vef9 Hardtinim.

XXnr. La anaterie dNmt arfMaa» 0imi|i, t^^e l'armée Mmolgna te dantear ipi'fAe f«s« sentait de la perte de Haatetina , et Mardeaios e»eore phia qve tea tnirea. Les PMtea se ee«« pèrent la bartie et tea ehe»aiw } ib eanpèf«»t les crihis à te«rs eliivaM ^ et te poil à laers oetcs «te Aarge, et potMa^n^nt îles ons tngu* bres dent retentit toute te Béette t ite¥aii»ie«t de p(*rdre mi hemme i|« i, dv moine après Mm* duntua, était teplua eatlmé et dea Iterira et de rôr. Ce fi't ainei q«e les lie* liarea readirrat à lenr-manièiviesdtonitepa benneiirsà Uaaistiua.

XXV. L«*s firefs ayant aouiei>n te cbee de la ravaterie, et Payant repeuaaée , eat avantajBie leur rn9|>i»a beaucoup plus deeoeitenfre. lia* bord l'a mirent sur an eliar te eerps (te Mantetins , él te Htfent passer de hing en rang. Il lÉéritait d'être vo , et par ^ a grandeur, et par m tonte; et es An par eeiteMtemi qu'en te

* t9aAf.i.^ie.

porta de tons cètés, et que chacun quitta aoqi rang , et courut pour le voir. On Ait ensaite d*avis d*alter à Platées, dont le teiritoire paraissait beaucoup phis commode ponr camper que celui d'Erythres, par phisieurs rafM>ns« et entre autres à cau^e de Tabondance de ses eaux. Il fut donc résotu de s'y rendre , et d'y camper en ordre de bataitte , près de te Ibufttne de Uargaphie. Les Grecs , ayant pris leurs armes , mai'chèrent par te pied du mont Cithéren, passert ni près d*ttysieS| et se rendirent dan$ le territoiie de Platées. Lorsqu'ils y furent arrivés , ils se rangèrent par nations près de I9 fontaine de 6ai*gapbie et du temple consacré aux héros Androcrates , les uns sur des coin* nés peu élevées, les autres dans la plaioe.

XXVL Quand les troupes voulurent prendre en cet endroit lerangqu'elles devaient occuper, i\ s*éleva de gi*ande& cpntesiations entre les Tdgéates t't les Athéniens : les uns et les autres soutf^tianl qu'ils devaient avoir le commandement de Tune des deux ailes, et rapportant t pour appuyer leu'S prétentions^ lesbtHes actions quils avaient faites , tpnt dans les deN niers temps que dans les siècles les plg^ reculés. Tous les alliés, dlreiitlesTégéites^ pousont toujours jugés dignea de ce poste , d^ns les expéditions que les pétoponnesletis ont imites ensemble au dehors ^ son âi^xm les premiers temps , soli dans les dçmlers. Lorsqu'après ■ la mort tfEurysthde, îe^ HéracHdes tentèrent de rentrer dans le Péloponnèse, nous obtînmes cet honneur , par les services que nous rendîmes en o^lte occasion. Nou^ marchâmes à risihque au secoqrs de te patrie , (|vec les Ach^ens et les Ioniens qui liabit^icut atprsdanste Péloponnèse % etnouseampAme^ vis-à'vis des ^ériK^lIdes. On dit qu'alors Hyllus représenta qu*au lieu d*expo6er les deux armées au danger d^iine actioa , il fiil* tait que les Peloppnnésiens cbolsissent |)arml eux ceii|i qu'ils jugeraient te plus braye , pour se battre seul avec lui & de ce* laines con<iltions. Les Péloponnésiens Airent d^avi^; d'acc^'liter cette proposition. On s'6rtg:igea par seiment , et i on convint que les Héraclides rentreraient dans riiéritige de leurs pères, si Hjlus remportait la victoire sur

' l^sflHf. t, S «stT.

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le chef des MopoonMeirs, et que, tf'A énài vaÎDi-u, les lléraclides se retireraient au coth traire avec leur année , et que de ceirt ans ils ne chercheraient porBt à rentrer dans te Péloponnèse. Echëmus, ffs (t'A«*roptm, ec petit-fils de Céphée, notre général et notre roi , fut choisi Tolontairement par roôs les allit's. U se battit contre Ryliiis et le tua. Cette action nous valut pamn les K« loponnésiens de ce temps-là , entre antres honneurs que nous conservons en<ore artuet ieuient, cetui dcoommandemnedesailesde l'aruiëe , (fans tontes les expéditkiDS qu'flb font enstrohle. Quant k vous, LftcpdéniQK iiiens , nous ne vous disputons point te pre^ niier rang; cemmandoz e^He des dteux allés que vous voudrez, nous vous en hissons fe choix ; mais le commandement «te Tautre nous ap|)artient , de même que nous l'avons eu par le temps passé. Indé|)efldamme»t de iVtkm que no^s venons de raconter, nous méritons mieux ce poste que les Athéniens, et par te graud nombre de tfom^ atsque nous avons tivréi pour vous et d^autres pevples «et par les heureux succès dont Hs ontetéœuronnés. fl est donc just ? que nous ayons te eommandement d'unedes deux allêS,ppëterabtemeniaux A>h»*Dtensq»i n'ont f^it, ni dans tes demters temps , ni dans les aii^ -tens, d'aussi belles actions qnf notis » Ainsi ^rterer^t les Té^fes. XXVII. f ïfous srîvons, répondirent tes Athéniens, <^ue te H aIHés sent te! afsombfés pour combattre le barbare, et non pour dtseonrir . Mais puisque tes T(%ëates se sont proposé de parler des exploits , tant anciens que ré* cents , des deux peuples , noos somiMS Ibr^ ces de vous montrer d*o6 nous vient ce drak que nous ont transmis nos pères, d*ocçu* per tonjoTirs te premier rang, pIntM que dt's Arcadiens, tant que nous nuits conduirons eii gens de cœur. Les ficracifdes , dont les T(%éaies se vnnlint d*avoir tué te c;hef près d • Tisf hme, chassésautrrfois par tOfS les Grecs , chez qui il> se réfugi'iieni , pour é^ lier la servitude dont l«*s nienuçait nt It^s Mycé* ni ns, furent accueillis p.r nousseuh, et nous r<*pou$sânir'S Finjure d'Eurysthce, en ri^mi ortant avec euk une vlcu»it*e coiiiptètf* sur les peiifJes qui oriîupafenl alors le Péloponnèse. Les Argiens, qtii wnient entref^ris

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