‹ Choix des historiens grecsChapitre 110 sur 286 · PAR · texte numérisé non relu

PAR

* ^?.! ^^ur iameaiL de l'anliqiieËredbtée. r aXIX. Aprc;& avoir lilscré ces vers dans sba

poerae, et s être préparé à fion voyage, il «e rendit à Samas dans rinieptioii de passer ea Grèce. Les Samiens eélëÎMraient ia fétt des Apaturies. Un habitant de Samos, (Jui avait va Homère à Chios» Payant reconnu à la descente du vaisseau» courut en diligenee faire port à ses compatriotes de rarrivée de ce poêtë, dont ii leur fit le plus gratad éloge. Les Samiens lui ordonnèrent de le lenr anlébér. Incontinent ii retourne snrses paé, et rayant rencontré» il lui dit : c Moil hôtei les Samietts » célèbrent en ce jour la fiile des Apaturies :

> nos citoyens vous invitent à b eéiëbref avec

> eux. » Homèana y oonsenik, else itûl en nnn^ cbe^ay^ celui qui Tarait intitë.

XXX. Il reneontira swr sa roule dei tenmies qui offraient dans Un carrefour m sacrifice à Couroirophos. La prêtresse; Tayant apefço; lui dit a un air diagrin : « Hodime, éiot{jile- 1 toi de nos sacrifices. > Homère, avant t'ëflëchi sur ses paroles i demanda à ses ronduetenr quel était celui qui les lui avait adressées,* et à (piel dieu il sacrifiait. Le Samien lui réfloiidit que cf était tme feiwtfe qui offrait en si^lcr^ice i Ceuretrofiioa. Lihdes9U9, il fit oel vers :

«kltaueez mes veeux^ Gonrotrophos; puisse

> eetie fcnlme aevoîr en hnrfeoi* les earèsses cte » raiin;ible jelttieise ! (fii'ette ne se {riaiise cpi*s»-

> vec des vieillards blancbin par Tàge , dont le » fcceur est bràlanf et lesseflSsoat émiMissës. >

XlUfcL Lfjrsifan fot iin HéJ oè ht phratrie éiail dani Fasaf^e de prendre ses refaa^ il s*flrréiasar la saaM delà ftorte, eti tinidts t^ii'ltm allumait le feu dans la saHe, H tH réetei eés versT d'au tris diiem ifli'm nMÊnâà te llu qalapt^ (|ti*il les eiit reniés.

• Un hotnnie kTenorgtiHmt Ue sf s Miants ;

* une ^Êk do sis rtaipartl^ ane caiitpagne de » ses chevaux , la mer écê itm^Skax ipii l\tM» » Vrrai ; ha ricticssei sdni Potneiticnt d une » Duisoii ; dé respeetaUes magistrats ; assissdr i^nn iribotaal) Mit lia spaetadé àànÉrtkljKi ;

> mois le plus beau 8peetade$ à mon atia, » est eeM da fèn qnti brille dans ane Inaisdn

> un joor d^ftWar, iorSqife le fiti» db SntnrM

> répand suflaiefre la neige nt^ les frim?v9. i H émhi , et s'étaiK mis à tabte avec oeut dfe

la phratrie, ils-hii témoignèrent d^ gframls

ë^ds et beaucoop rfe ttsêpm. tf passd fel ntrit en ces Kent.

' KXXli; Le tendediain H sortit, bëâ pdtiers de terre l'ayant apet*çd taudis qu'IU faisaient chauffer leur fonr , ils l'itavitërent d'autatitplu^ volontiers à entrer chez eni; qu'ils n'ignoraieifl pas qu'il ^mît plein de talents. Ils le prièrent de leur chanter qnetques-nneà de ses poésies , et lai pnHnil*ent de rëbdnndkitrè sa complaisance ei Int fisisaat an prësisnt dé qdetques*tinà de lenhs nsesy on da toute antl*e chose qui serait en leor fMttvotr. U Itsnr chatltâ doHt cki Vers, qu'on àppeUe le fimrneûn.

rPdtier»; si fbus ih'aceorditt Ist réeomfM^ proariae; je tans t^aaierai ces veM. ft^cburez à ma fait , PMmi prôtè^i eë fbtlhieàtl. Qdie toits les cotttoâ , que toutes les corbeille^ se conrvrentd*iin beau noil*, soient cnits à prbpos et rappoi^tem à tetir maître an prit contidë* rabiv. Qa'tt s'M vende benucbnp au màrehé » beanctMp dims les rni^s ; qne Ib pt*dfK eri ^bit ffrand. Puissiez* tbus$ dëeâse; tn'icbôrdef de crotira ahial en sngëiifi !

i MMis si , saifS paUedr , tdM cherches à tne tromper, l'fntbqde sur votre fbtfméau toutes les pestes ; Syntripà , Slil:th)g($S , A^l^os , Abactos et Omodamos, qui portent a cet art les eortps tel pté^ AiHestes. Qne 1^ fouHréatt , qbe a ttafsdtl soiéht \A f^rMë d^ ilsirtirfig^, ël que, dan^retrcilble bbcasionnë pat rffifiëhiti^, M tt>htëiMl? qbë lés gêthlssettièttt^ et les crH; pMtttKld^ pdtlel-â; tel ft frérhi^ëmeiil dttelietat ; tel àoit celui Ai\ ftariiëst]; IKfsque tei vrtsH totent eH écfslls. FHle d» àofell , GîN eé; dHèbrfeps^té^enrliamettiHtis, ^éjfttadfi» tt>s pbt^tnis $nr h>é potiët*s et stt^ lebri tfHm-^s. Et ^ms ndè^ ; mWôii; iHKtlM tkvtt

tèi!s f^m mm&. ik Mmf^; et ëeut

qui oui échappé att!^ «Httfii cTRl-reiA», et 05tt jt tfil <$nt pm M );bWbStl^ cbirtri? lui , pttfsê^tlt-R» »n(tv tmtâ d(g^ tfUthlf^^ ! Puisse te MtlH^it HMtWi* Iodé m cMtps, M lè^ {lolKH ; bit ik HMBMHit ; Kll*b tftnéfltl dl cet ûtM^ if^eklblë r IS ihë Htittfl-^ ^ëi^erttMnt de tetM» tK^e fMHIetl^. ^UM^hqôe HH hûhtef i pOUfbMffiMHIt' Mb |)IW ptti c^tltlfaêniH*, qu'il ait te vMge ntàsi pàip la IHmrHé, tfiti que toat le moritte apprentie à ne poipi commettra d'Inftttth^e. l^ XMXlii. Il pim rilfv^r à SamoS. Dans les

VIE DHUMËRE.

néoménies ou nouvelles luues; il se rendait aux maisons des riches, où il chantait ces :yers qu'on appelle eirésioné , et dont il tirait quelque récompense. Dans ces visites, il était toujours accompagné des enfants des plusillus- 1res habitants du pays.

« Nous avons dirigé nos pas vers la demeure

> d'un homme puissamment riche, dont b mai- » son regorge de biens. Portes , déployez vos

> battants! Plutus se présente, accompagné de

> Taimâble gaieté et de la douce paix. Que les i vases ne désemplissent pas , qlie le feu soit

> toii^ours allumé dansle foyer, et la table ton-

> jours chargée de pain ! Que la fenune du fils » de la maison vienne vous trouver portée sur

> un char attelé de mules! que cette femme» » assise sur un siège orné d'ambre, travaille

> en toile ! Je retiendrai , oui , je reviendrai

> tous les ans , comme l'hirondelle. Je suis de-

> bout ici à votre porte. Soit que vous me fias-

> siez quelque présent , soit que vous me refu-

> siez, je n'y resterai pas; je ne suis pas venu

> dansl'iniention de demeurer avec vous. » I^iCS enfonts chantaient à Samos ces vers tontes

les fois qu'ils foisaient la quête en l'honneur d* Apollon. Cet usage subsista long^tempsdans celte lie.

XXXIY . Au commencement du printemps , Homère voulut partir de Samos pour se rendre a Athènes. Il mit à la voile avec quelques Samiens, et aborda à Tile d'Ios. Ils ne débarquèi*ent pas à la ville , mais sur le rivage. Homère, se voyant attaqué d'une maladie grave, se fit porter à terre. Les vents contraires ne permettant pas de continuer la navigation, on resta plusieurs jours à l'ancre. Homère reçut la visite de quelques habitants de l'île d*Jos , qui ne l'eurent pas plus tôt entendu parler qu'ils furent pénétrés d'admiration .

XXXy. Pendantquelesmatelotset quelquesuns des habitants de la ville s'entretenaient avec Homère , des enfents de pécheurs abordèrent en ces lieux, et, étant descendus sur le rivage, ils leur adressèrent ces paroles : c Écoutez-nous,

> étrangers : expliquez, si vous le pouvez , ce

> que nous allons vous proposer, i Alors quelqu'un de ceux qui étaient présents les engagea à parler: c Mous laissons, dirent-ils, ce que

> nous prenons, et nous emportons ce que nous

> nv prenons pas. > Ne pou\ant rien compren-

dre à cette énigme, les eniants des pécheurs la leur expliquèrent. Notre pèche ayant été malheureuse, leur dirent-ils, nous nous Sommes assis sur le rivage, et comme nous étions tourmentés par lu vermine, ce que nous avons pris, nous l'avons laissé en ces lieux, et nous remportons chez nous ce que nous n'avons pu prendre. Homère fit là-dessus ces vers : c Ën- • fonts, vos pères ne possèdent ni d'amples 1 héritages, ni de nombreux troupeaux. >

XXXVI. Homère mourut de cette maladie i los , et non du chagrin de n'avoir pu comprendre l'énigme des enfonts , comme quelques auteurs l'ont écrit. Il fut enterré sur les bords de la mer par ses compagnons de voyage et par ceux des habitants d'Ios qui l'avaient fréquenté pendant sa maladie. Long-temps après , et lorsque ses poèmes, devenus publics, furent admirés de tout le monde , les habitants d'Ios inscrivirent sur sa tombe ces vers élégiaques : certainement ils ne sont pas d'Homère:

« La terre recèle ici dans son sein la tête sa-

> crée du divin Homère, dont la poésie a illusp

> tré les héros, i

XXXVII. On a vu par ce que je viens de dire qu'Homère n'était ni Dorien ni de Ttle de d*Ios, mais iEolien. On peut encore le conjecturer sur ce qu'un aussi grand poète n'a pu parler dans ses poèmes que des plus beaux usages, ou de ceux de sa patrie. Vous en pour* rez juger par ces vers :

c Ils lèvent la tète des taureaux vers le del,

> les égorgent et les dépouillent : ils séparent

> les cuisses, les couvrent deux fois de graisse » et des lambeaux sanglants de tontes les par* • ties de la victime, i

Il n'est point parlé des reins dans ces vers, parce que les i£oliens sont les seuls d'entre les Grecs qui ne les brûlent pas. Homère fait voir anssi dans les vers suivants qu'étant iEolien, il suit les usages de son pays.

• Le vieillard (ait brûler la victime sur le c bois de l'autel , et verse dessus des libations c de vin. Des jeunes gens, à cdté de lui, te^ c naient des broches à cinq rangs, >

Les iEoliens sont les seuls peuples de la Grèce qui lassent cuire les entrailles des victimes avec des broches à cinq rangs; celles des autres Grecs n'en ont que trois. Les iEoliens disent aussi -sy-s pour 7r?vTs cinq.

PAR IIÉRODOI'J::.

XXXYIH. J'ai rapporté ce qui regarde la naissance, la vie et la mort d'Homère. Il me reste à parier du temps où il a vécu. II sera aisé de le déterminer avec exactitude et sans crainte de se tromper si on Texamine de cette manière-ci. L'île de Lesbos n'avait point encorede vilies;onyen fonda cent trente ansaprès l'expédition de Troie, où commandaient Agamemnon et Ménélas. Gynae, ville a^olieime,

appelée aussi Phriconis, fut fondée vingt ans après Lesbos, et dix-huit ans ensuite Smyrne le fut par les Gymëens. Ce fut en ce temps-là qu*Homère vint au monde. De la naissance de ce poëte jusqu'au passage de Xerxès en Grèce, il y a 623 ans. Il est aisé de calculer la suite des temps par les archontes. Il est donc prouvé qu'Homère est né 468 ans après la prise de Troie.

FIN DE LA VIE d'hOMÈRB.

Page 1