PAR CTÉSIAS
XXyilI. Xerxès §*éiûnt rendti eu Perse î\^i sortir de Balylone, Mçgal^yse accusa d'adultère Amyiis &:\ foinme, qui était fiile çlu roi , comme on l'a déjà dit. ^on père lui qyant fait une sévère rtprimandc, cUeprpmit de se conduire avec plus de sagesse.
XXIX. Artapanus, qjii jouissoif d'tjn grand crédit auprès de Xev^s , conspira çpoire la personne du roi^ de concert avec Teunuque Spamitrès , qtii n'en avait pas moins. Ils tuèrent ce prince, et perstiadèrentcnsuiteà Artpxerxès qu'il avait été mis à mort par son ffère Dariaeus. Artapapus arrêta ce jeune prince par les ordres d'Arloxerxès , pt le conduisit au palais du roi. Dario^us ne cessait deciier en chemin
Îu*il était innocent duprime qu'on lui imputait, rrivé au palais, on le fit mourir malig^ré ses protestations.
XXX. Artox^rxès prit possession de la couronne par les intrigués d'Artapanus. Mais peu de temps après, celui-ci chercha à attenter à la vie du roi, et communiqua son projet à Mégabyze, qui était déjà mécontent, et qui se plaignait d'Amyiis sa femme, qu'il soupçonnait d'adultère. Ils s'engagèrent muttiellement à se garder le secret, et se lièrent par des serments réciproques. Mais Mégabyze, violant le sien, dénonça son complice. Artapanus fut arrêté, et puni du même genre de mon dont il avait voulu faire périr Arioxerxès. On découvrit en même temps toute la tpmed'Artapanuscontre Xerxès et Dariseus. Aspamitrès, qui était complice de la mort de Xerxès ^t de Dariseus, fut condamné à un supplice très-cruel, celui des auges.
Après la mort d'Artapanus, ilselivraun rude combat entre le^ conjurés et le reste des troupes fidèles au roi. l^es troi^ fils d'Artapanus furent tu^s. Mégabyze lui-même fut blessédan* geriiusëment. Artoxerxès en fut très-affligé, ainsi qu'Ainytis, Rhodoguneet Amistris,mère de ces deux princesses. 11 fut enfin guéri , quoiqu*avec bien de la peine, par les soins assidus d'Apol'onides, médecin de Côs.
XXXI. Les Bactriens se révoltèrent contre Ips Perses, ayant à leur tête Ariapanus, leur satrape, différent dq précédent. Dans un premier combat, l'avantage fut égal de part et d'autre. Il y en eut un seconçl. Le vent, qui
I soufflaiten face des Bactriens, les incommodant
HISTOIRE
beaucoup, les partisans d*Artoxerxès eo profitèrent. La victoire se déclara pour eux, et la Bactrîane entière rentra dans le devoir.
XXXfl.L'Égyptese souleva : Inaros, roi de Libye, excita ce soulèvefnentdeconcertavecun autre Égyptien. On se disposa à la guerre. Inaros demandadesYaisseauxauxAthéniens;ildluienenvoyèrent quarante. Artoxerxès voulait marcher en personne contre les Égyptiens ; mais ses amis Fen ayant dissuadé, il y envoya Achaeménides, son frère, avec une armée de terre de quatre cent mille hommes et une flotte de quatre-vingts vaisseaux. Inaros lui présenta la bataille, et remporta une victoire complète. Acbseménides fut blessé delà main mêmed'Inaros,et mourut, peu de temps après de sa blessure. Son corps fut renvoyé à Artoxerxès. Inaros remporta aussi sur mer une victoire éclatante. Cbaritimidès, qui commandait les quarante vaisseaux athéniens, se distingua beaucoup dans ce combat. Les Perses eurent vingt vaisseaux de pris avec les troupes qui les montaient; les trente autres furent brisés ou coulés à fond.
XXXIII. Mégabyse futensuile envoyé contre Inaros avec une armée de deux cent mille hommes, sans compter les troupes qui restaient de la première. On équipa aussi trois cents vaisseaux comQfiandés par Orisdus. Ainsi , sans y comprendre la flotte, Farmée était en tout de cinq cent mille hommes : carde quatre cent mille hommes qu'Achseménides avait menés en Egypte, cent mille^ avaient été taillés en pièces avec lui.
Le combat fut des plus sanglants; la perte fut considérable des deux côtés ; mais de celui des Égyptiens elle fut plus forte. Mégabyze blessa Inaros a la cuisse, et le mit en fuite; les Perses remportèrent une victoire complète ; Inaros se sauva à Byblos, ville forte en Egypte. Tous les Grecs qui n'avaient pas péri dans le combat s'y retirèrent avec le générai Chariiimidès.
XXXiy. L'Egypte se soumit à Mégabyze , excepté Byblos. Comme cette place paraissait imprenable , le général perse traita avec Inaros et avec les Grecs , qui étaient encore plus de six mille hommes. Il promît à Inaros le pardon de la part du roi , et qu'il ne lui serait fait aucun mal, et il permit aux Grecs de retourner dans leur patrie quand ils le voudraient.
DE PERSE. 449àT.j.-c.
XXXY. UétablitSarsamas satrape d'Egypte, et prenant avec lui Iranos et les Grecs , il s'en ! retourna vers Artoxerxès. Il trouva ce prince j extrêmement irrité contre Inaros, à cause de la mort d'Achâeménides, son frère , qu'il avait tué. Mégabyze lui raconta toutes les particularités de cette expédition ; et ayant ajouté qu'il ne s'était rendu maître de Byblos qu'après avoir engagé sa foi à Inaros et aux Grecs ; il le pria instamment de leur accorder la vie. Il l'obtmt et la nouvelle en fut sur-le-champ portée à l'armée.
XXXVl. Amytis, inconsolable delà mort de son fils Achxménides , ne cessa de solliciter la mort d'Ioaros et des Grecs que l'on avait fait prisonniers avec lui. Sur le refus du roi , elle le pria de lui abandonner Mégabyze. Elle ne fut pas plus écoutée qu'auparavant. Ces refus ne l'ayant point rebutée , elle obtint enfin au bout de cinq ans, à force d'importunités , qu'on lui abandonnerait Inaros avec les Grecs. Elle fit attacher Inaros à trois croix, et trancher la tête à cinquante Grecs , n'ayant pu en trouver davantage.
XXXYII. Mégabyze , outré de ce manque de foi , demanda au roi la permission de se retirer en Syrie, dont il était gouverneur, et où il avait fait passer les Grecs quiavaientéchappé à la vengeance d' Amytis. Il s'y rendit ensuite lui-même; et dès qu'il fut arrivé, il leva une armée de cent cinquante mille hommes^ tant infanterie que cavalerie , et se révolta contre le roi. Artoxerxès envoya contre lui Ousiris avec une armée de deux cent mille hommes. Il y eut un combat sanglant : les deux généraux se blessèrent mutuellement. Ousiris porta à Mégabyze un coup de dard dans la cuisse , et le lui enfonça de deux doigts. Mégabyze blessa aussi Ousiris d'un coup de dard à la cuisse et ensuite à l'épaule. Ousiris tomba de cheval; Mégabyze, l'ayant saisi , le fit relever, et ordonna de le garder avec soin sans lui Caire aucun mal. Il périt dans cette bataille un grand nombre de Perses. Zopyre et Arty phius , tous deux fils de Mégabyze, s'y distinguèrent; la victoire de leur père fut complète. Mégabyze prit grand soin d'Ousiris ; et lorsqu'il fut guéri , il le renvoya à Artoxerxès, qui le lui avait fait demander.
XXXVIII I.e roi envoya contre M^abyze
MO kl, J.-fi.
DE GTÉSTAS.
une année aons la cooduite de Ménostanès , iIftd*Artariu89 sairape de Babylone , et frère d'Artoxerxès. Les deux années ne furent pas plotiyt en présence, qa'il se donna un furieux oombat. Les Perses furent encore battus : Ménostanès , d'abord blessé à l'épaule par Mégabyze, le fut encore par le même d'un coup de flèche à la tôte ; mais la blessure ne fut pas mortelle. Jl prit la fuite ; ses troupes suivirent son exemple : la victoire de Még^abyze fut des plus éclatantes.
XXXIX. Ârtarius lui envoya un homme de confiance pour l'engager à faire sa paix avec le roi. Mégabyze répondit qu'il y était disposé; mais que ce serait à condition qu'il ne se rendrait pas auprès'du roi , et qu'il resterait dans son gouvernement. Ces conditions ayant été portées à Artoxwxès, l'eunuque Artoxarès de Paphiagonie, et Amistris» appuyèrent avecvivadté ces demandes y et conseillèrent au prince de les accepter. On lui envoya Amyiis sa femme , Artarius , Artoxarès , qui avait déjà vingt ans y Pélisas, fils d'Ousiris et père de Spitamas. Enfin , après beaucoup de pourparlers et un grand nombre de serments» ils parvinrent, quoique avec peine, à le persuader de se rendre auprès du roi. Mégabyze. se mit en route. Il ne fut pas plus tôt arrivé, qu'Artoxerxès l'envoya assurer de son pardon.
XL. Quelque temps après, Artoxerxès étant à la chasse, un lion vint à lui ; et dans le temps que cet animal, s'étant dressé sur ses jambes de derrière, s'élançait sur ce prince, Mégabyze le perça d'un coup de dard et le renversa mort «ur la place. Le roi , irrité de ce que Mégabyze avait frappé la béte avant lui , ordonna qu'on lui tranchât la tête. Mais Amytis et Amistris ayant joint leurs prières à celles de plusieurs personnes de distinction, la peine de mort fut commuée en un exil. On le relégua en la ville de Cyrtes sur la mer Rouge. L'eunuque Artoxarès fut exilé en Arménie, parce qu'il avait souvent parlé un peu trop librement en faveur de êe seigneur.
XLL Après avoir passé cinq ans dans le lieu de son exil , Mégabyze s'enfuit déguisé en pisague. C'est ainsi que les Perses nomment les lépreux en leur langage, et personne n'ose en approcher. S'étant donc sauvé par ce stratagème, il revint chez lui ; Amytis, sa femme, eut Ctésias,
de la peine à le reconnaître. Quand elle fut assurée que c'était son mari» elle alla trouver sa mère Amistris. Elles intercédèrent toutes deux pour lui avec tant de chaleur auprès du roi, que ce prince lui rendit ses bonnes gr&ces, et même qu' il l'admit à sa table comme auparavant. Mégabyze mourut âgé de soixante et seize ans. Lorsque le roi apprit sa mort, il en fut très-affligé.
XLIL Amytis fréquenta , après la perte de son mari , les sociétésoù se trouvaient des hommes. Sa mère Amistris lui en avait donné l'exemple. Apollonides de Cos exerçait alors la médecine en Perse. Amytis étant tombée malade, elle l'envoya chercher, quoique ce fût plutôt une indisposition qu'une véritable maladie. Comme il se sentait de l'inclination pour elle, il lui dit qu'elle était attaquée d'une maladie hystérique, et qu'elle n'en pourrait guérir qu'en ayant commerce avec les hommes. Ce stratagème hii réussit. Mais s'étant aperçu que la maladie dégénérait en marasme, il s'abstint de la voir. Cependant le mal ayant fait des progrès, Amytis, se voyant prête à mourir, découvrit le tout à sa mère, et la pria de la venger d' Apollonides. Amistris raconta à Artoxerxès tout ce qui s'était passé : que ce médecin avait trompé Amytis ; qu'il avait eu commerce avec sa fille; qu'il ne l'avait quittée qu'après cet outrage ; enfin , que sa fille lui avait recommandé de Ten venger. Artoxerxès l'ayant laissée la maîtresse de traiter ce médecin comme elle le voudrait, il fut arrêté par son ordre , chargé de chaînes ; et après qu'on lui eut fait souffrir mille tourments pendant deux mois consécutifs, il fut enterré vif, dans le même temps qu'Amytis mourut.
XLIII. Zopyre, fils de Mégabyze et d'Amytis, ayant perdu son père et sa mère, se révoha contre le roi. Il alla à Athènes, où U fut bien reçu en considération des services im* portants que sa mère avait rendus aux Athéniens. De là il fit voile à Caune avec des troupes qu'ils lui donnèrent, et somma la ville de se rendre. Les Cauniens répondirent qu'ils la lui remettraient volontiers, à condition que les Athéniens, dont il était accompagné, n'y entreraient pas. Tandis que Zopyre escaladait le mur, un CauRien, nommé Alcides, lui lança une pierre ; la pierro l'atteignit à la tète et le
EXTRAIT DE LISKirOlitË DE PERSE
iwa. AmMtrô» eagnnd'iiière, ftc mettre tn eroiJL ce Caunien. Quelque temps après, «Ue nourut foi t âgée. Artoxerxès mourut mmî , après avoîr régne quarante^deui aus. t AÎDsi • fioit le dix-septième livre de l'hiaioire de B Ciésias. Le dix-huiiième oenmenoe ainsi : > XLIV. Artoxerxès étant n^rt, Xerxès, aon 4li, lui succéda. C'était k seul enfeot légîtîoie qa il eût. Il ra?ait eu de Damaspîe, ^mourut le mènie jour que lui. Ba^goraae fut changé de faire transporter en Perse le corps du roi et oeltti de la reine. Arioxerxès avait dix«sept enfants naturels , au nombre desquels étaient Sécyndianus qu'il avait eu d'Aloguoe de Babyla- ■e. Ochus €t Arsitès étaient deufx aiHres de tes enfurits naturels. Le dernier ttait pour m^e Gûsmartâdèney qui était aassi de Babyione. Odius fut roi dans la suite. Outre ces trois fib» dpnt je Yieos de parler ^ il eut encore BjgapsBus et Parysalis d'une Babylonienne, nommée Andîa. Parysatisf ut mèred' Arloxeniès ti et €yras le jeune. Ochus fut fait» du vivant de son père, satrape d'Hyreaaie, et le roi hii fit ëfiouser une princesse , appelée Parysatis , qui était fille de Xerxès et sa sœur.
XLV. L'eunuque Pliarnacyas occupait le premier rang après Bagorase , Méaostanes et 4|uelques autres. Saoyndianus se les étant attachés, ils entrèrent un certain jour de fête dans l'appirtemeot du palais où reposait Xerxès après une débauche de table et le tuèrent quarante«cinq josrs après la mort de son père. Le corps du fils et celui du père furent transportés ensemble en Perse par un événement bien singulier. Les mules attachées an char où l'on avait mis le corps du père ne vou* lurent point le traîner, comme si elles eussent attendu aussi cehû du fils. Lorsqu'on l'eut apporté, elles marchèrent avec beaucoup d'ardeur.
XLVL Sécyndianns, étant monté sur ie IrAiie , créa Ménostanes azabarîtes. Il couvait depuis longtemps dans te fend du cœar de la haine contre Bagoraze. Gelui-d étant revenu à la cour sans sa permission, il hii fit un crime d'avoir quitté le corps de son père , et sois ce prétexte il le fit bpider. Les troupes furent très-affiigées du supplice deBagorazë , et quoique Sétwndianus leur eût fait distribuer des sommes oohsidéraUss, ce meurtre et eelui de '
son frère Xenèsk kir tendinaat HièaiidiMt. XLVU. Ce crime commis ^ ilfiMndtOchtts.
Ce prince promît de se rendre meossamnieQt èlaeour ; cependant il ne sopressafiatdo yesir. Sficyndinnas lui réitéra fikisièuns Uà les mêmes ordres; mais il a'm tànt imemi oompto. Enfin Oobns leva des tmupes aomhreusea, et l'on ne douta plus qu'il n'eût intention des'emparer du trâne. Anbarius » ^fénéralde hi cavalerie , s'étant révolté contre Sricy ndiaM» » vmt le trouver. Bientôt après, Arxaoès» satrape d'Egypte , passa aussi de aan eAté, àhû qu'Artoxarès, qui vint exprès d'Arménie. Hs ne fnreot pas plus tôt arrivés , f|u'ils lui mireM , malgré bii , la cidare sur la léle..
XLV UL Odhus monta d^pc sur fe tréne» et changeant de nom, il se fit appeler Darisaua. II técfaa d'attirer Séeyndianuia auprès de lui , et, par les conseils de Parysatis , il se servit , pour pervenîr i ses fins , de tontes sorcesd'ar^ lifioes , et même il y employa les aermeme» Ménostanes Isisak , de non oèié , tout oe qu'i pouvait pour eaipécber Sécyndianns d'ajouter fin à ces sarments , et pour le détourner de tmiter avec des gens qui cherobaieat à le trontper. Malgré de si sages avb » Séeyndtanus se laissa persuader. Il fut arrêté et jeté dans de la cendre, où il périt, après un rè^ae de six mois et quinae jours.
XLIX. Sécyndianns étant mort, Ochus, qu'on appelait aussi Dariseus , régna seul. Trois eunuques jouirent auprès de lui du plus grand erédit. Arloxarès tenait le premier rang, Ar* tibazanès le second, Athoùs le troisi^e. H consultait princîpaleBient sa iemme sur toutes les afiaires. Il en aisait eu deux enfilais aieaot que de monter sur le trône : une fille nommée Aoustris et un fils appelé Arssieas , qui dans la suite changea de nom et prit celui d'Artoxerxès. Quand elle fut reine, elle Mi donm ml autre fils , qu'elle appela Gyrus , du. noiSi 4u Soleil. Eue nomma le troisième Artosiès ; celui-ci fut suivi de plusieurs autres • jusqujiiii nombre de treize, c Notre historien ajome » qu'il tenait ces particularités de Parjietis > elle-même. •
La plupart de ces en&nis ne vécurent pas longtemps. H ne resta en vie que ceux don/t nous venons de parler, auxquel&ilfii¥lt4QtttAr un quatrième* eomméO^eiMlras.
âT. J.-«.
BS C1^A|S.
. JLAR>i|è6,lnèF^4epèr^eideiiièred*0cbu&, «a r/évoUa avec Arlyiubius» fil^ de Mëg«byze. AM^Y^^ f^ eiiv9)r6 comli'ift ^ux. Il livrii d^ia baUiUw à Aj*typbiu9 en fut vaiaou dans ç/^ damjL (H^ioos. Il en donoa ensuite une troisième, où il remporta une victoire complète. Il avait aupsiriivant attiré par s^ libéralités tiMs les Greca qui accomfiagnaieot le rebellât fie ^orte q^i'îl ne Ik/i ep était resté que trois , qfù éiaioAi de Milet. Enfin Artyphius, se Voyant abandonné de tout le monde et qu'Ar^ aikès ne paraissait pas » se rendit ^u roi , après qu'Arta^yras lui eut engagé sa paq^e et q^'il ijni eut furooiis avec seraient qu'il ne serait pas inquiété pour sa révolte.
LI. Le roi voulait faire mourir Artypl^ins ; nài^ Parysatis Jui conseilla de patienter. Jblte lui jr€)pi ésenta qur .riodtdgence dont ii userait i son égard serait une ainorce pour afiiner Arsitès; que celui-ci ^ iron^pé par cet i^kfi^t» ne larderait pus i «e rendre lui-^mém^e» f t qne lonqu'il les aumit tws les d^nx ep sa puisaanœ, il faudrait alors les iaire mourir. Ce GQnaeil réussit parfoitepient selon les vues de Farysatis. Arsitès se rendit. A peine ful-il arrivé , qu'on le jeta daps la cepdre avec Ar^ typhius. Le roi désirait lui faire grâce , et ce |i^ fut pas sans se faire une grande violence qu'il cQpsentit à la .mort de son frère. Parysatis l'y détermina par ses sollicitations « ses iprières ei^es vives importunités. On fit lapider Pharnaoyas, qui avait tué XeVxès de concert aveo^éc^ndianus. Méno^t^gaes fut aussi arrêté ;
sjf. mit en tête de se fair q souverain , ^t {prgw le dessein de se défaire de Daiius. Goipme M était eunuque, il ordonna à sa femme de lui fairç une barbe c;t des motJStac|i^s posticlies. U fut arrêta sur la dénonciation de sa feoinie , et ayant ét^ remis enir^ les i^ains de Paiysati»» cette princesse le fit mourir.
Arsacès» fiU du roi , qui dans la suite fui appelé Artoxerxès » éponsa Siatira» Hlle d'I** dernè^, eiTéritot^ehmès^filsd'Idernès, épousa Amistrisy fille du roi. Idernès étant mort, Qa* rips donna au fils le gouvernement dont av^it joui le père.
LI Y. Téritoucbmès pvait du côté de son pèrç une sœur 9 nommée I^oxane, d^une grande beauté , qui excellait à tirer de l'arc et à lancer le javelot. Épris de ses obaripeSt il conçut poiur elle une passion criminelle , et prenant AÎnisti'is sa femme en aversipp , U r^olut de l'enfermer dans un sac et de la faire percer de traits par trois cents Jiommes, avec lesquels il songeait à se révolter. xMî^is un certain Opdias* tes, qui avait un grand crédit auprès de Téritoucbmès, ayant r^u des lettres du roi , par lesquelles ce prince li|i prometuil, de grandes récompenses s'il pouvait réussir à sauver sa fille, attaqua ce traître, le vainquit et le ttta* Celte victoire lui coûU cher : Téritoucbmès sa défendit courageusement contre ceux qui l'attaquaient, et l'on dit même qu'il en tua jusqu'à trente-sept de sa main.
LV. Mitradates, fils d'Oudiastcs , et éi^uyer de Téritoucbmès, ne s'était pas trouvé à cette
p^iis Use tua lui-mén^e et prévint par sa mort I actiop. Quand il l'eut apprise, il fit mille im-
}e supplice qu'on Ini destinait.
LJL Pisouthnès .se révolta aussi contre le foi. Qp ^vpya contre ipi Tissapliernes avec Spilbradaies et Parmisès pour le réduire. Pisoiitbnès marcha à leur rencontre avec Lycpn et les Grecs que commandait cet Athénien. Ces géBéragx débauchèrenta forcp d'argent Lycon fH les Grecs qu'il avait à ses oi*dres, et parvinjreiit à les détacher du parti de Pisouthnès. Celui-ci, se voyant sans resspurce, traita avec pux , ftt aprèB qu'ils lui eurent engagé leur foi, ils amenèrent au roi, qui le fit jeter dans la cendre. Son gouvernement fut donné à Tissapkernesi et Lycon eut )>our prix de sa trahison dea villes avec leur territoire.
^U* AriWW^ài , efii^é de I^ fjivear du roi»
précations contre son père, et s'étant empar^ de la ville de Zaris, il la garda pour la remettra au fils de Téritoucbmès. Cependant Parysatis fit enterrer toute vive la mère de Téritouchmès, ses deux frères ikléirostès^t fiéliGos et deux sœurs qu'il avait , outre Statira. Quaoi à Roxane , elle lu fit couper par morceaux , et ç^t ordre barbare fut exécuté.
LVI. Le roi ordonna à Parysaiîa de ùùfe souffrir le même supplice à Statira, femme d'Arsacès son fils. Mais Arsacès, se frappant b poitrine et poussant d affrepx gémissements, fléchit la colère de son. père et de sa mère. Pn-. rysatis éUtit apaisée, Darius lui accorda la yie de Sutira, notais,^ même temps, il hiidit