CHAPITRE III
Retour en Macédoine. ~ Départ pour l'Asie.— traversée
de l'Hellespont.
Celle eipédiiion lerrhioée, Alexandre relourne en Macédoine, présente à Jupiter Olympien le sacrifice institué par Archélaiîs , et ordonne la ponape des spectacles olympiques à Egée : on ajoute qu*il fit célébrer des jeux en rhonneur des Muses.
On répandit alors le bruit que la statue d*Orphée QEagrien était sans cesse couverte de sueur. Les devins se partagèrent sur Texplication de ce prodige ; mais le plus babile d'entre eux, Aristandre de Telmi&se, s'Scria : Courage Alexandre! tes exploits feront suer les poêles *.
Au commencement du printemps, Alexandre laisse le gouvernement de la Macédoine et de la Grèce à Antipater, et se dirige vers rHelIespont. Son armée était composée de trente mille hommes ^ tant de pied que de trait et soldais armés à la légère, et de plus de cinq mille hommes de cavalerie. II tire le long du lac de Cercine 3, vers Amphipolis et Fembouchure du Strymon , le traverse, fianchit le mont Pangée par la route qui conduit à , Abdère et à Maronée, villes grecques de la côte mautime. ,.
Ayant sans peine passé FHèbre, il arrive par la Poétique aux bords du Mêlas, le traverse et touche à Seslos, le vingtième jour après avoir quitté la Macédoine. II part pour Ëléoniei et sacrifie sur le tombeau de Protésilas 'y qui, parmi les Grecs, à Ta suite d'Agamemnon, aborda le premier en Asie. Le prince espérait par ce sacrifice obtenir un sort plus heureux que Protésilas. II charge Parménion
' Alexandre meUait à profit la snpersUlion de son siècle. U alla àBdpheseoDsoiter l'oracle sor son expédition. Le hasard voulut que le jour qa*il désigna fut un de gqi jours sinistres où il est défendu, par les prêtres , de consnlter les dieux ; la pythie refusait de se rendre au temple. Alexandre entraine la prèlresse par le bras. — « O mon fils» ou SIC peut t^ résister I — - Cet orade'me suffit. »
' Une Irmée grecque «e se oompesak guère de plus de trente mille hommes : ce nombre éUit aussi, le pIus.4onlent , cetifldes armées romaines ; et voilà ce qui t suffi ' pour asservir ranivers. (Vid. Gibbon.)
* Ainsi«ppéié du nom d'une montagne Toislae. ^
du soin de faire passer le détroit d'Abydos à la plus grande partie de l'infanterie et à la cavalerie : leur passage s'effectue sur cent soixante trirèmes et autres bâtiments de transport.
Selon plusieurs écrivains » Alexandre passa d'Ëléonte au port des Achéens , gouvernant lui-môme le vaisseau royal qu'il montait. Au milieu de la traversée de l'Hellespont, il immola un taureau ; et, prenant une coupe d'or, fit des libations à Neptune et aux Néréides.