CHAPITRE VIII
Conquête delHyrcanie.— MardieTenZadracBHe.^Soaiiiteion de plusienn satrapes et des Grées stipendiaires de Darius. — Mardes sabjngnék s Arrjens soomis.
« Filsde Pylûpbane. • ,« • ,
' La troisième- année dejb^cent dottzième olympiade ,
Dfpf 0ois ,4iiiYant la remarque dlJsseriiir(âJinal, |^ f75)
apirès la bataille de GftngamÛe » et non pas nn an et qod-
qaes mois, comme Fa aTancé sans ancun fondement 1*U-
^tre Newton. (Ghronolog. cmig., p. 586.) (S. C. p> 54.)
Prenant ensuite les troupes qu'il avait laissées en arrière , Alexandre marche vers THyrcanie , située i gauche du chemin qui conduit dans la Bactriane. Ce pays en eBl»séparé par de hautes montagnes couvertes de bois, et s'étend à Topposite jusqu'aux bords de la mer Caspienne. Avide de subjuguer les Pagres » plus encore de poursuiv]*c les Gr^os stipendiaires de Darius , qu'on lui dit être réfugiés dans leurs montagnes,. Alexandi^ divjse son armée en trois corps,, prend avec lui' le plus nombreux et le plus l4[Srement arm^ etnftrche par les £^tes les j>lus courtes et les plus difficiles ; il âvoie Cratérus contre les Tapuriens av^satroupe,>celled'Amyntas, quelques chevai^ él(|uelques acchers; Érîgyus do\tcon- . '^ibûre les éirsjfd^hi le reate d^ta cavaferie et députe l'armée, le% chariots et les bagage » ' par le chemin plat qui était le plûa^long;
Alexante franchiiies premiilres hauteurs ». il y campe. Prenant eqsiiijlp '^ Hfpaspistes , l'Àté^d^ la phalange macédonienne^ et' quel-
le fr
EXPBdITiOMS
qu^ wAnBH f il aMd^ la passage le plua di^ ficile 9 I|i'w«S|Qt derrière lui (te gunjies psiru>ut Qù il çraigaait que sa suite ae fAt i«quiëtëe par les bai^bares des montag^oes. II passe les dé< filés sivec ses archers, et campe dans la plaine aux bords d'une petite rivière, ^Là, Nabarzanes Ghilîarque*, Phradapberne, ^trape des Parthes et djp l'Hyre^nie , et<|uel-'' qiies Perses des premiers de la cour (jeDariui» viennent trouver Alexandre et se soumettre ^, Il demeura campe quatre jours dans cei endroit où tous ceux de sa suite le rejçignirent sans avoir été inquiétés, sinon les agrieus de Tarrière-garde; mais ils repous è/ent facilement à coup de traits les Barbares qui étaient venus fondre sur eux.
Alexandre pénètre dans rUyrcanie et marche vers Zadracarte. Cratéras y arrive presque en même temps 9 sdna avoir joint les Grecs à la solde de -Darius ; mais il a soumis par force jÀii par composiiion Tout le pays qu*il a parcouru. Érigyps se réuni( à eux avec tout le bagage. Bientôt Artabaze avec ses trois fils Cophène , Aribarzanes et Arsame se- rendent près d'Alexandre y suivis d'uue députaiion des Grecs de leur parti , et d'AuCOphradates, satrape des Tapuriens. Alexandre conserve ce dernier dans sa place , 'accueille avec honneur Artabaze et ses enfiintspap ég^rd pour leur dignité et leur fidélité envers Darius. U répondit aux députés Grecs demandant à être reçus-dans son parti, qu'il ne traiterait point avec eux ; qu'ils avaient violé indignement la loi.de leur patrie, qui défendait aux Grecs de prendre parti contre les Grecs pour des barbares; qu'ils n'avaient qu^ se rendre à discrétion ou songer à leur salut. Ils se soumirent à discrétion , en demandant qu'il envoyi^t vers 'eux un de ses chefs, auquel ils se rendraient. lUétaieipt environ au nombre de quinze eents. Alexandre leur envoie Andconique et Artabase '.
* * Ârrien tsansforme presque tqujoiirs en dénominations heUéniqties les exffcssfoos iir^^ras*
Cette négligence , on phitôtxette afltectatiion, etî coqimimeaufaatenn^cs. ^ î^ ' ^
* Alexandre fit graoe à^ab^ane, lé odknpiice de Bessus : eette démenii jette à nos fbnx quelques nuages tur la Yécité âe'si doiilçur à la mort de Ilarius, anqnel il brûlot de spooéder. Il semble qu'en envoyant Beisiis an supplice, il r«tt |K}ni de s'être fait roi^ plutôt que d'aroir asMistfDé ton roi. (Histoire des hommes, p, 2Z2,)
»J?ifs d'Ager. *'
saiAf.j.««.
D'AIJSXAN|>&E.
Ifoûart vers les Mârcles, Hyant javec lui les H ypaspistes, les hommes d« trait , les ag^riens, lést^rps de Gœous et d'Amyntas, les archers à cheval et la moitié de la cavalerie des hétaïres.
Il fit un grand nombre de prisonniers dans ses courses, et tua la plus grande partie de ceux qui en appelèrent aux armes.
Nul guerrier avant Alexandre n'avait pénétré chez les Mardea que semblaient défen- .dre la difficulté des lieux , et la pauvreté qui ajoutait encore à leur courage. Le conquérant avait déjà traversé leur pays , qu'ils ne soupçonnaient pas encore sa marche; ils furent défoits aussitôt que surpris. Plusieurs se retirèrent dans les montagnes d'un accès difficile et escarpé : mais Alexandre les ayant atteints dans cet asile qu'ils croyaient inaccessible , ils lui envoyèrent des députés pour se rendre sous ses lois avec toute leur province.
Il les rangea sous le gouvernement d'Autophradates , satrape des Tapuriens. De retour dans son camp, il trouva les Grecs à la solde de Darius, qui s'y étaient rendus, et au nombre desquels étaient Gallistratides, Pausîppus , Monime et Anomante , députés vers Darius par les Lacédcmonieris, et Dropidès par les Athéniens. Il les retint prisonniers; renvoya en liberté les députés de Synope , dont les intérêts étaient séparés de ceux de la Girèce, et qui, soumis à l'empire des Perses, avaient rempH leur devoir en députant vers leur souverain. Il mit aussi «n liberté les Grecs au ser- .yicede Darius avant la déclaration de guerre, et le député des ("arthagînois , HéracliJe.
Il retint le reste des Grées à son service, aux conditions qu'ils avaient obtenues de Darius. Il leur donna pour chef Androniqtte qui les avait amenés,' on approuva la pbliii()ue qui leur conserva la vie.
Il pousse^ensuite vers Zadracarte , capitale de rilyrcanïe, s*y arrête quinze jours, qu'il emploie j)ux sacrifices , aux jeux gymniqdes, et se dirige vers les PaVthes.
HtmieFiej^ territoire des Arriens , à Susia, une de leurs villes. Le satrape delà contrée , Sat\barzancs ,^ vilht le ti^ûver ; ^I^^^^^dre lui rond ^on gouvernemenr» fn lyi adjoigaaitt Anaxij)pe, m éçs Hétaïres 1 avec quarante ai^ chefs à cheval, pour protéger le pays des Arriens contre les insultes de Parmée qui Ie.trsiverse.>
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