CHAPITRE IX
Conquête de l'Aile et fta l'Araobotte. -^ Fdmi cl« B«çq^, meorlrier de DariiM} première défection des Arrieos* — Goqiaration de PJiUotas ; assassinat de Pannénion. r-PoIitique d'Alexandre | conqnéles diverses ; deniième défeetioa des Arriens.— Fondation d'Alexandrie an pied do Gaocase : digression sur cette moatagne.
D^ Perdes annoncent que Bessus a ceint ]a ti^e ^ I revêtu la pourpre • et 9*est fait proclamer roi de l'Asie «ou» le nom d'Artaxerxe; que, aoutenapar les Perses retirés près de lui, ps^r lea Baclriens, il attend ua renfort des Scy« thea aes alliés. Alexandre , après avoir réuni toutes ses troupes t se dirige vers la Bac- ' iriane; il est joint en route par Philippe ^, amenant de la Alédie ta cavalerie étrangère. qu'il ooiBOiande » celle des Tliessalîens restés volontairement au servioe, et les étrangers^
die« Alexandre reçoit la nonveil^ que Satibar* «ânes , ayant fait massacrer Anaxipj)^ et son" détachement» a soulevé les Arriens rassemblés sous, leur capitale, Artacoana. Son projet est de se réunir à B«fS)»us eoau*e Alexandre, aussi* tôt que ce dernier sera éloigné , et d'accabler les Ifaeédoniçns du poidis de toutes leurs forces » dans «qe action générale,
Alexandre rebrousse aussitôt ohtmin • accompagné de la cavalerie des hétaires , dés archers, des hommes de V*ait; dè^si^riens, des corps dQ Coanus I d'Amyntas, et laissant le reste de Varméesous les ordres ^ Gratérus, marche à grandes journées sur Sutibarzanes. Il parqourt six cents s^^des * tn d^ux jour^ , e( arrive sous Artacoaaa.
Consterné (le la marche rapide d'Alexandre, Saiibarzanea fuit avec quelques «chevaux ;. la plupart de ses soldats effrayés rdba'nci^nQent dans sa fuiier le conquéraq^ pdur^uH vivement Jea complices de la ^rfvoUé ; .«ne jpartfe
est toëe/ l'autre est jetëa dans kt fera. Il nomme Arzaoès à In ptaee de Sfttibansaaea.; et, rejoignant soh armée t vient à la capitale des Zarangéens.
Barzaente , l'un des meurtriers de Darius et satrape de ce pays, fuit, k l'approche d'Alexandre , vers les Indiens en-deçî du fleuve. Ces peuples le renvoient «obargë de chaînes veira Alexandre, qui punit de mort sa perfidie à l'égard de Darius.
On découvre la conjuration de Phliotas * contre la vie du roi. Ptolémée et Apistobule rftpporlent qu'Alexandre en avait été instruit dès son séjour en Egypte, mais qu'il avait re« .fusé d'y croire, plein de confiance dans le fils, d'estime et d'amitié pour le père. Ptolémée ajoute que le criminel fut amené devant les Macédoniens ; qu'Alexandre l'acicusa devant " l'assemblée^ générale 4 que Philoias se justifia d'abord; que les témoins parurent ensuite , et
sous la conduite d'Andromaque. Lé chef des , , . .. > ^ . . . ^
Hypwp»ta8.Ni«mpr». éMUt mort de mla- î* ^ 'î*''T"w T^^*^ instruit «to «n-
roi| de Pers(f étaient distioguds des vsads 4a l'empire > , dont la léte ceignait le même ornemâlf aTee^ae^tfe différence. V » PUS de MëDékr. ' . , • *
' F|s de flrménioih ' g^ , "'* ' ^ 4j|l201iAes. • ^
bfidies dressées à Alexandre sans les lui avoir, aévélées, qnolqo'il entrât deux fois par jour dans sa tente « Phliotas. et ses complices périrent pbrcës de traits par les Macédoniens '.
Polydamas, l'un des hétaïres, fût chargé de lettres pour les chefe qui commandaient dans la Médie^ savoir, Cléàndre, Simloès et MénidèSj, placés sous les ordres de Parménion, qu'ils tuèrent Alexandre supposait-il la complicité de Parménion avec son fils *, on craignait-il sa vengeance après fo mort de Philo tas? Parm'énion * jouissait de la pi us. grande auto«
Fils de Parménion.
* La manière dont les deux antenrs p^neipànx que wdï Arrien ,' glissen{ mr eel éfénement important , n*aoaoneo^eUe pas une* arand<» partialité, comme nons afonl déjl ea oecastpn de -l'oiierVer sft la narration du siège de ThisU^P - •. **
3 Parménion était iUusfre dans la psi» comme dans la gneAre, dit Kollin ; il avaU bit plusieurs belles aotions sans le roi , an lieu que le roi n'âwit jamais ri^n fait degrand
sanslui. (R. p. 48H.r . .
• Le texte dit , la «m ^h; râ eimf, tfert aimi ^e tes i ' TPoiÉ les mp^ histeAbni oàl bfen êipUqu* lei muOfs
de cette basse jalqfteie .des ^|raDs.
c Regibus boni tinaJai mafi 8|^p6«|io^e6 sontjseiuperqoe > bis fdeaa T^g^ns foriiiti^losa e8t.e(Sal|psl. idCatU.) '
LC8?ois.redDoteot*le8 bons pkis qae lei méchiants , et craignent nue Tertu^lraogére.^ 4 c TU)erio aalla.teiusin. An«ati«m iie s sed diVil^ $ > • • • • •
EXPÉDmœfs
ritét iMNi-seiiieiiieiit auprès d'Alezmidre, mais i d'avoir trempa dans booDJnrttioii de Piiiloias.
Ptoléniée * est Doaui^ à sa place.
Alexandre marche sor Bessns dans k Baotriane , soomet (»& passant les Dragognes et les Drangaes , ainsi que les Arachotes auxqnds fl laisse Hemnon pour satrape. Il subjugue les Indiens Enitimes» malgré les neiges, le manque de provisions et les fiiiignes multipliées de ses soldats. Apprenmt la nouvelle défection des Arriens»par les manœuvres de Satibarianes, qui était entré sur leur territoire avec deax mille dievaux que Bessus lui avait envoyés, Alexandre détache contre eux le persan Artabaze, les bétaires , JSrigyus et Caranus, avec ordre i Phratapheme, satrape des Parthes, desejoin'^ dre à ces troupes. U y eut entre les Grecs et les barbares un combat sanglant. L'ennemi ne lèdia -pied que quand &itibarzanes, aux prises avec LrigyuSytombarenverséd'uncoupde lance dans
ie visage , mais alors la déroute des barbares fut complète.
Cependant Alexandre arrivé aux pieds do Caucase , y bâtit une Tille qui porte son nom ; sacrifie à la manière accoutumée , et franchit ks Sommets de cette montagne. U nomme le persan Prœxès satrape de la contrée, sous la surveillance de Niloxenns ^ qa*il y laisse avec des troupes. .
Le Caucase est, au rapport d'Aristobule, la montagne la plus élevée de F Asie. En effet; il s'étend dansAipe longueur immense, et Ton regarde cogime en faisant partie cette longue cbame de montagnes dont le nom varie avec celui des nations qui les habitent , et qui se prolonge jusqo^au Taurus , frontière de la Cilide ei de la Pamphiliè ; sa cime paraissait à Fordi- *naire aride et dépouillée ; il ne croit sur cette partie éloignée du Caucase que le térébinthe et te silphium'. Il ne laisse cependant pas d'être habité , et couvert de nombreux Jtroupeaux qui se nourrissent de ces plantes, attirés par TtHlenr du silphium dont ils brootent la fleur et la tige jusque dviofi ses racines.. Voilà pourquoi lôsCy-
enooreanprèsde tonte rannée, ob il avait maintes fois exercé le commandement général on particulier avec la plus grande distinction.
On mit aussi en jugement , sous prétexte de complidlé , à cause de l'amitié qa'îls portaient à PUlotas, Amyntas * ttses trois fr^es, Polémon, Attak et Simmias. La désertion de Polémon , à la nouvelle de l'emprisonnement d'Àmyntas , semUait donner du poids à l'accusation ; mais Amyntas s'étant lavé complètement, ainsi que ses frères, dans 8^ défense devant FassemUée , fot absous généralemoit , et ne profita de sa liberté que pour retirer son frire de chez fennemi , apràs en avoir obtenit la permission de ses juges. Il acheva de se justifier en ramenant Pdémon le même jour:
mais il périt peu de temps après parce d'un trait à l'attaque d'une place , hissant du moins une mémoire sans reproche*
Alexandre divise le commandement de la cavalerie ; sa politique redoutait de confier , même à un seul de ses amis, le principal corps et le plus belliqueux de Tarmée : il donna la première de ces divisions à Éphestion ' et la seconde à Clitus '•
II arrive à la contrée des Agriaspes Evergètes ^ qui avaient secoaru Cyrus , le fils de C%mbyse , dans son èxpédifiqp contre les Scythes. Alexandre les traita avec dbtinction , en mémoire de la conduite de leurs aïeux , et par égard pour, leurs Institutions. En eCfet , ces peuples ne vivent point comme les barbares ; mais , à Fexemple des Grecs civilisés , ils connaissentla justice. Il leur accorde la li^rtè eir le terri|oire qu'ils voudraient lui demander ; ils n^ên choisirent qu'un dé peu d'étendue'. '
Le prince sacrifie à Apollon .- et £iit arrêter Démétrius , l'un de" s^ gardes , soupçonné
^romptam, BTiSb^egi90a, et pari fiiiniipiiblloè sospee- »talMit. CTadt., AnoaL, 1. 1. p.'i2.)»
Ce n'élâit point uç ancien retteatiment, ma» les riehesKi, b dext^té , 1<« taleoUVgaox à a réputation qui enYeoiiQaient les aobpçoqi délibère Contre Ârontins.
. , -. -r. véfliens/tfiiXquelsVesi précieux, l'environnent
CkNDiiies dit que .Looi* Xï af aUj crainte de ute. W ^^ haies pour te soiKiraif e à la dent des trou-
hounnes, et particnlièrement de todl0l|ix qui étaient di- T.. ' . .
gne. d'avoir autorité; (Mem., 1. 6, Q, i2.) P^^^^^^ 9^'»? «I <«rtent.
^Jjhd'Jinànm^M.'* ^ ^ . • « . 4FiUdeI^gns:oeaepraaiotio%oerettd44illepottii$na-
> Fila d'Amynlor. .pectleréeUqnePtolmnéeaeilIniasédelacoiiipintioade
>FikdeDrDpidaa. ^ - Pilotai f ' •'m '
4G'ât>*^relMbtaiyieari. , . . «»• • ïlls'dè Satyivl '
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