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CHAPITRE X

Conquête de la BactrUne. ^ Alexandre poursuit Bessus, prend Bactres et Aome. — Passage de l'Oius. — Bessns arrMé par les siens et livré an conquérant. •* Marche à !^Iaraeande , au Jaxartes.

BessuSy soutenu des Perses de sa faction , d'environ sept mille Bactrianes * et des Dahes qui habitent en-deçà du Tanaïs , ravage tout le pays au-dessous du Caucase pour arrêter, par le défaut de subsistances , le vainqueur dont il apprend la marche.

Alexandre, malgré la hauteur des neiges et la difficulté des convois , poursuit sa route. Bes<> sus pressé, traverse TOxus, brûle ses bâtiments de transport , et se retire à Naniaque , dans la Sogdiane , suivi des Dahes , de la cavalerie Sogdiane , sous la conduite de Spitamène et d'Oxyarte. Les cavaliers Bactriens abandonnent Bessus , au moment où ils le voient chercher son salut dans la fuite.

Alexandre, après avoir fait rafraîchir son armée à Drapsaque, prend le chemin de Bacires et d*Aorne, villes principales de la Bactriane, les emporte d^u premier assaut , jette une garnison dàna Ao;*ne , commandée par Archelaïis ^ Tun des hétaires.

Le reste de la Bactriane cède bientôt ; le persan Ariabaze en obtient le gouvernement.

"*^ On s'avance verb FOxus. Ce fleuve prend sa source dans le Caucase ; c*est le plus considérable qu* Alexandre ait eu à traverser dansl* Asie, après ceux des Indes les plus grands des fleuves connus : il se jette dans la mer Caspienne , près de l'Hycarnie.

Nul moyen de le traverser alors : sa largeur est de six stades ; son lit est encore plus profond et plein de sable; son cours extrêmement rapide; il est également difficile d'y fixer ou d'y retenir des pilotis. On manqus^t de bois pour y jeter des ponts: tirer de plus loin ces matériaux , les rassembler aurait perdu un temps précieux; on a recours ù l'expédient suivant. On remplit de paille et de sarments secs les peaux qui formaient les tentes des soldats , on les coud de

I Leur casque approchait l^aocoup de celui des Mèdes; leurs arcs étaient de canne , à la mode de leurs pays , et leurs dards fort courts. (Hérodote).

' Tils d'AndrocIës.

Hérodote,

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